Dans un communiqué reçu par BFMTV le 15 juillet, Renaissance a annoncé sa décision d'intenter des poursuites judiciaires contre le Rassemblement National, confirmant des informations précédemment publiées par RTL.
"Renaissance s'engage à prendre toutes les mesures nécessaires pour faire cesser cette appropriation", déclarent les représentants du mouvement.
Accusant le RN d'"appropriation indue de son identité politique et de ses marques", Renaissance souligne que le slogan mis en avant est délibérément conçu pour induire les électeurs en erreur. David Davidowitch, expert en droit politique, rappelle que "la contrefaçon et le parasitisme en politique ne sont pas de simples questions d'éthique, mais de droit. Ils peuvent créer des situations nuisibles à la clarté du débat démocratique".
Le 7 juillet, Marine Le Pen avait dévoilé une affiche de campagne où elle affiche un grand sourire, entourée de drapeaux tricolores et du slogan "Pour la France - La Renaissance". Suite à cette annonce, Laurent Jacobelli, porte-parole de son comité de campagne, a réagi sur BFMTV. "Ce slogan doit rappeler aux Français la Renaissance d'une période glorieuse de notre histoire", a-t-il déclaré, faisant l'éloge d'une époque où "les arts et la culture ont fleuri".
"Ce détournement n'est pas anodin: il vise clairement à exploiter la notoriété de notre mouvement en s'appropriant un élément clé de son identité", a fustigé Renaissance dans son communiqué.
Renaissance exige une réparation et qualifie ces actions de "contrefaçon de marque" et de "parasitisme". Les conséquences juridiques de cette affaire pourraient redéfinir les frontières de l'identité politique française et susciter des débats passionnés sur l'usage des symboles et slogans dans le paysage électoral.







