L'ancien Premier ministre Édouard Philippe, toujours maire du Havre, devance son principal concurrent Gabriel Attal dans les intentions de vote pour la présidentielle de 2027. Selon une récente enquête Ifop-Fiducial pour LCI, Le Figaro et Sud Radio, Philippe recueille entre 19 et 21% des voix, tandis qu'Attal plafonne à 15%.
Dans un scénario où Attal ne se présente pas, Philippe conserve un net avantage, avec 14% des voix contre 8% pour le leader de Renaissance. D'autres candidats comme Bruno Retailleau des Républicains semblent, quant à eux, en dessous, oscillant entre 8 et 11% des intentions.
Au Rassemblement National, Marine Le Pen et Jordan Bardella affichent des scores élevés, atteignant respectivement 32% et 35 à 37% des intentions, rendant la compétition austère pour les autres partis. Selon Le Monde, l'éventualité que Le Pen se retire de la course pourrait favoriser Bardella, qui devient de plus en plus populaire.
À gauche, Jean-Luc Mélenchon reste le candidat le plus fort avec environ 12 à 15%, surpassant Raphaël Glucksmann, qui récolte entre 8 et 11%. Même l'ancien président François Hollande, s'il se lançait, n'atteindrait que 9%. Les experts politiques, dont le professeur Pierre Larrouturou, sont unanimes quant à l'importance de ces chiffres, soulignant le moment crucial que représente cette période pour la gauche unie.
Cette enquête, réalisée en ligne du 22 au 24 juin auprès de 1 415 personnes, révèle également une marge d'erreur significative entre 1,1 et 2,5 points. Ainsi, les choix des électeurs semblent s'orienter progressivement, alors que la campagne présidentielle bat son plein. Les tendances observées pourraient avoir des implications majeures sur le paysage politique français dans les mois à venir.







