Aly Diouara, représentant de La Courneuve et député de Seine-Saint-Denis, a été déclaré coupable d'avoir insinué que son rival avait orchestré des distributions d'argent et de colis alimentaires en échange de votes lors des élections municipales.
La cour a ainsi ordonné à Diouara de verser 500 euros avec sursis et un euro symbolique à Oumarou Doucouré. "La chambre des appels correctionnels a largement établi la culpabilité de M. Diouara", a précisé la décision de la cour d'appel.
Des accusations graves au cœur de la campagne
Les événements ont débuté en février, en pleine campagne électorale. Aly Diouara avait accusé son concurrent socialiste d'avoir distribué des "enveloppes d'argent lors de réunions publiques" en présence de proches du conseil départemental, comme Stéphane Troussel. Dans un communiqué, il a affirmé que "des colis alimentaires étaient offerts en contrepartie de voix", des allégations qui ont soulevé de vives réactions.
En réponse à la condamnation, Aly Diouara a exprimé son intention d'exercer un recours en cassation. Il déclare qu'il souhaite prouver que ses accusations n'étaient pas infondées.
Une réaction partagée
L'avocate d'Aly Diouara, Me Alexandra Boret, a noté que la cour avait considérablement réduit le montant des dommages. En première instance, Diouara avait été condamné à 500 euros d'amende avec sursis et à 3000 euros de dommages et intérêts, une somme amplement revue à la baisse en appel.
Oumarou Doucouré a salué la décision de la cour, déclarant que "justice est faite", et a ajouté que cette confirmation de condamnation était essentielle pour restaurer son honneur ainsi que celui des habitants de La Courneuve.
Pour sa part, l'avocat de Diouara, Pierre-Eugène Burghardt, a qualifié ce verdict de manque de prudence évident de la part d'un homme politique, surtout en campagne.
Cette affaire met en lumière les tensions partisanes au sein de La Courneuve, une commune qui, comme d'autres, se trouve au cœur d'une polarisation politique croissante. Les défis auxquels font face les élus à l'approche des élections de 2026 sont de plus en plus intenses, et des accusations de clientélisme sont fréquents dans le débat public. D'autres sources, notamment Le Monde, soulignent l'importance d'une politique électorale plus transparente.







