Pour Sandrine Rousseau, la tragédie de Lyhanna révèle la responsabilité de toute la société dans le traitement des violences sexuelles. Intervenant au micro de Sud Radio, elle déclare : "C’est toute la société qui minimise la gravité des violences, surtout celles dirigées contre les enfants." Sa déclaration fait suite à l'identification du corps de la fillette de 11 ans, retrouvée dans le Gers, au cœur d'une polémique autour de l'inefficacité des réponses judiciaires face aux plaintes pour viols sur mineures.
Rousseau souligne que les violences sexuelles ne sont pas perçues comme une priorité et que cela constitue un dysfonctionnement majeur. "Actuellement, ces actes ne sont pas considérés comme des enjeux graves pour l'ordre public, et cela doit changer," prévient-elle.
Un appel à une révolution des moyens
Afin de contrer l'inaction, la parlementaire conteste les propos du président Emmanuel Macron, qui évoque des questions de responsabilité plutôt que de moyens. Elle souligne : "Ce n’est pas suffisant de dire que la responsabilité doit être clarifiée. Il nous faut augmenter les ressources et réformer la Justice pour permettre aux victimes de se faire entendre." Elle appelle à une "révolution" qui porterait non seulement sur des ressources, mais aussi sur la façon dont la parole des enfants est prise en compte.
Rousseau, tout comme ses pairs de La France Insoumise, appelle à la démission du ministre de la Justice. "Cela ne suffit pas de changer un visage, il faut changer le système. Sommes-nous vraiment prêts à affronter notre rapport avec ces violences?" demande-t-elle.
Une plainte tardive au cœur de la polémique
Dans l'affaire de Lyhanna, une plainte déposée en août 2025 soulève des questions. Cette plainte, pour des actes de viol perpétrés entre 2024 et 2025, a été maltraitée par les autorités judiciaires, qui ont tardé à agir malgré des éléments d'enquête accablants. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a exprimé son indignation face à cette situation, révélant des lacunes inquiétantes dans la gestion des plaintes.
Ce drame tragique met au jour une réalité douloureuse : la lutte contre les violences sexuelles nécessite une mobilisation collective et des réformes profondes. Pour des sources plaidant en faveur d’une revitalisation du système judiciaire, telles que Le Monde, il est essentiel d’agir maintenant pour éviter que de tels drames ne se reproduisent à l’avenir.







