Le maire de Nice, Éric Ciotti, a annoncé ce mercredi qu'il ne se rendrait pas au concert de Patrick Bruel prévu le 31 octobre dans sa ville, en raison des accusations de viol et d'agressions sexuelles qui pèsent sur l'artiste. Cependant, il précise qu'il n'est pas de son ressort d'annuler cet événement, afin d'éviter que la municipalité ait à rembourser les billets vendus.
Lors d'une intervention sur RTL, Ciotti a déclaré : "Non, je n'irai pas." Bien qu'il ait manifesté son soutien aux victimes qui portent plainte, il a insisté sur l'importance de laisser la justice suivre son cours. "J'ai du respect pour les victimes qui s'expriment, mais c'est à Patrick Bruel de décider de son avenir", a-t-il affirmé.
Il est également convenu que les places ont déjà été achetées par des spectateurs. Par conséquent, selon lui, il ne revient pas à la mairie de prendre des mesures radicales, précisant : "Ce n'est pas au maire de Nice d'annuler un concert. Ce n'est pas le contribuable niçois qui va payer les conséquences d'une annulation. "
Des concerts déjà annulés au Québec
Les accusations portées contre Patrick Bruel ont suscité des réactions dans plusieurs villes françaises. Des groupes d'individus ont demandé aux maires de villes comme Paris, Marseille et Brest d'annuler ses concerts. À l'étranger, plusieurs spectacles au Québec ont été annulés suite à cette controverse. Les organisateurs de ces événements ont justifié leur décision par l'impossibilité de mener des actions de promotion efficaces, compte tenu du contexte actuel.
Gestev, la société en charge de l'organisation de certains concerts au Québec, a déclarée : "Compte tenu du contexte actuel, nous avons décidé de suspendre indéfiniment les représentations de Patrick Bruel." Il est évident qu'aucun concert ne se déroulera sans prendre en compte la perception du public et des accusations graves qui entourent l'artiste.







