Une menace pour la biodiversité
Après presque 20 ans de présence en Europe, le frelon asiatique s'est répandu dans plusieurs pays, y compris la France, l'Espagne, l'Italie et la Hongrie, rencontrant des défis constants. Ce prédateur redoutable, connu sous le nom scientifique de Vespa velutina, vit en colonies où se trouvent une reine, des ouvrières ainsi que des mâles et femelles. Les fondatrices, responsables de la reproduction, ne vivent qu'un an, mais leur impact est considérable, chaque nid pouvant contenir entre 6 000 et 15 000 individus.
Comme le rapporte Sud Ouest, la piqûre de cet insecte peut être mortelle pour ceux qui sont allergiques. De plus, près de 85 % de son régime alimentaire se compose d'abeilles, de guêpes et de mouches. Une étude de la plateforme ESE révèle que le frelon asiatique représentait la première cause de mortalité des colonies d'abeilles en 2023-2024, à hauteur de 22,1 %.
Un plan gouvernemental jugé insuffisant
En réponse à cette situation alarmante, le gouvernement a annoncé un plan national de lutte. Ce programme de six ans, renouvelable, doit être coordonné par les préfectures et bénéficier d'un budget annuel de 3 millions d'euros pour la lutte, la recherche et la prévention. Toutefois, ce montant est perçu comme largement insuffisant par de nombreux experts.
Henri Clément, porte-parole de l'Union nationale de l'apiculture française (UNAF), rappelle dans Le Monde que "cela fait plus de vingt ans que nous disons que la situation est sérieuse, mais il n’y a eu que des annonces, sans actions concrètes". Il qualifie également le plan du gouvernement de "décevant", laissant les apiculteurs démunis face à cette menace persistante.
Quentin Rome, chercheur au Museum national d'histoire naturelle, partage également ces préoccupations, soulignant que le plan reste flou et que le changement climatique favorise la propagation du frelon asiatique.







