La France insoumise se déclare solidaire de Karine Olivier et Sandrine Fournier, syndicalistes CGT poursuivies pour diffamation. Elle critique aussi l'opposition de gauche au conseil départemental, la qualifiant d'"opposition de papier".
« Voilà donc la méthode Dénoues : quand les faits s’accumulent, on attaque celles qui parlent. Quand les agents alertent, on les menace. Quand le réel déborde, on tente de le faire taire par le tribunal. C’est une faute politique majeure », a réagi La France insoumise (LFI) 79, faisant référence à la vote récent de la majorité à droite lors du conseil départemental.
Le Département, dirigé par Coralie Dénoues, a décidé de poursuivre en diffamation avec constitution de partie civile les syndicalistes pour des déclarations faites dans La Nouvelle République le 5 mars 2026, dans lesquelles elles interpellaient sur la politique de protection de l’enfance.
« Elles ont alerté »
« Dans l’affaire Tandem et la crise de l’aide sociale à l’enfance, elles n’ont pas créé le scandale. Elles n’ont pas confié des enfants vulnérables à une structure privée. Elles ont alerté. Elles ont porté la voix des agents et des salariés. Elles ont refusé que la souffrance des enfants et des professionnels soit étouffée sous les communiqués officiels », est le commentaire de LFI 79. Karine Olivier, également militante au sein de LFI, souligne : « Quand on touche à une Insoumise, on touche à toutes les Insoumises et tous les Insoumis ». Ce débat révèle également la réaction timide de l'opposition de gauche, qui, lors de la séance du 27 avril, a choisi de quitter la salle au lieu de voter contre la plainte, incitant LFI à déclarer : « Voilà une opposition de papier. Dans ces moments-là, on n’esquive pas. On choisit son camp. »







