Suite à l'échec de la proposition de loi de la députée Caroline Yadan, le gouvernement français prévoit d'introduire un nouveau texte avant l'été. La France insoumise (LFI) a annoncé le 26 avril qu'elle participera finalement à la réunion des groupes parlementaires en préparation de ce projet de loi.
Mathilde Panot, cheffe de file des députés Insoumis, a confirmé cette participation dans une interview sur France Inter, déclarant : « On va y aller parce qu’on a des choses à dire ». Cependant, elle a mis en garde contre une éventuelle récurrence de la loi Yadan, qui a été critiquée pour son risque d’associer la critique d'Israël à l'antisémitisme : « Si l’objet, c’est de faire une loi Yadan bis, nous combattrons de toutes nos forces cette loi ».
La proposition de loi initiale de Caroline Yadan, censée lutter « contre les formes renouvelées de l’antisémitisme », a été retirée par les députés Renaissance au milieu du mois d'avril en raison des nombreuses critiques qu’elle a suscitées. Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de la lutte contre les discriminations, a ensuite convoqué une réunion consultative mardi pour élaborer un nouveau projet de loi, directement initié par le gouvernement.
Vers une nouvelle loi avant l’été ?
Aurore Bergé a mentionné sur France 3 que tous les partis avaient répondu présent, à l’exception de LFI, qui avait d’abord exprimé son refus de participer. Toutefois, après des réflexions stratégiques, la position d'engagement de LFI a changé.
Mathilde Panot a exprimé ses craintes concernant le contenu du futur texte, posant des questions sur le sort des personnes soutenant une vision d'un État binational, où les droits citoyens seraient égaux entre Israéliens et Palestiniens. Elle s'interroge : « Est-ce que cela pourrait être perçu comme un appel à la destruction d’Israël ? »
Pour sa part, Aurore Bergé insiste sur le fait qu'il s'agira d'« une nouvelle loi » distincte des travaux précédents de l'Assemblée nationale. Elle espère que le texte sera présenté en Conseil des ministres avant l'été et voté en première lecture au Sénat avant les vacances parlementaires.







