Le député socialiste de l'Essonne, Jérôme Guedj, exprimant son inquiétude sur les conséquences du contexte international, réclame une concertation précoce avec les groupes politiques concernant le budget 2027. Candidat aux élections présidentielles de 2027, il souligne l'importance d'anticiper les discussions budgétaires afin que les députés puissent s'impliquer dans le processus sans être mis devant le fait accompli à son dépôt prévu début octobre.
Dans une interview accordée à franceinfo, Guedj a déclaré : "Nous devons éviter d'être pris au dépourvu lorsque le budget est présenté, et prévenir ainsi des amendements inopportuns". Il a indiqué que des discussions en amont pourraient permettre une meilleure prise en compte des idées de tous les partis et faire partie d'un effort de responsabilité collective visant à éviter les "psychodrames parlementaires" classiquement associés aux débats budgétaires.
Concernant le budget 2027, Guedj affirme que la situation est alarmante : "Tout le monde perçoit le mur budgétaire et politique qui se profile". Il insiste sur la nécessité d'une "collaboration constructive" entre les différentes parties en présence, notamment après que les socialistes aient approuvé le budget précédent sans opprobre, souhaitant désormais une participation accrue dans l'élaboration de chaque texte budgétaire.
Récupération des profits atypiques
Sur le plan économique, le député socialiste s'est également montré préoccupé par l'annonce du gouvernement d'une réduction des dépenses de 6 milliards d'euros, dont 4 milliards affectés aux dépenses courantes de l'État et 2 milliards au secteur social. "Je déplore que le gouvernement se concentre seulement sur les économies sans explorer les possibilités de revenus", a-t-il affirmé.
Guédj a soulevé des questions sur la possibilité de “récupérer une partie des bénéfices exceptionnels des grandes entreprises du secteur pétrolier et des raffineries" qui bénéficient des fluctuations des prix des carburants. Il attend également des clarifications sur les 2 milliards d'euros d'économies proposées dans le domaine social, se demandant comment cela affectera les remboursements de la Sécurité sociale et la gestion des arrêts de travail.
Il a également mentionné qu'un second comité de suivi des finances publiques se tiendra le 7 mai, et a exprimé son espoir d'un dialogue ouvert et constructif dans l'intérêt de tous.







