Le 20 avril, lors d'une séance tumultueuse à Westminster, le Premier ministre britannique Keir Starmer a été confronté aux rires sarcastiques de la Chambre des communes. Après la révélation d’une enquête négative sur Peter Mandelson, son choix controversé au poste d'ambassadeur à Washington, Starmer a tenté de justifier sa décision. Selon lui, personne ne l'avait informé des conclusions de l'enquête avant la nomination de Mandelson.
Sur fond de tensions politiques, le tabloïd Daily Mail a rapporté l'indignation croissante de la presse britannique face à l'attitude du chef du gouvernement. Quatre jours après que des détails embarrassants aient été publiés concernant la nomination de Mandelson, l’ex-procureur de 63 ans a pris la parole, mais il est rapidement devenu la cible des moqueries.
Les révélations du quotidien The Guardian ont mis en lumière le passé troublé de Mandelson, un ancien membre influent du Labour, lié au pédocriminel Jeffrey Epstein. Malgré son statut, Mandelson n'avait pas obtenu l'habilitation de sécurité nécessaire pour assumer ses fonctions, et Downing Street a été critiqué pour avoir silencieusement omis de révéler cette information à Starmer. L’ancien procureur s'est défendu en limogeant Olly Robbins, le haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères.
“Starmer l’incurieux”
Face aux députés, Starmer a maintenu sa position, arguant de son ignorance quant aux résultats de l'enquête, une défense qui a suscité des ricanements à Westminster. “Les députés ne semblaient pas convaincus par son histoire”, observe Daily Mail, ajoutant que peu de personnes semblent croire aux justifications de Starmer. Le Guardian l’a même qualifié de “Starmer l’incurieux” pour son manque de curiosité sur la situation de Mandelson.
“Les raisons de la nomination de Mandelson demeurent floues. Les risques associés à son profil étaient pourtant évidents”, a déclaré un commentateur politique.
La méthode de Starmer, qui consiste à renvoyer la faute sur les fonctionnaires, a été mal perçue, especially in light of the Labour Party’s commitment to integrity following the chaotic Johnson era.
Robbins riposte
Interrogé par une commission parlementaire, Olly Robbins a affirmé que son équipe était sous pression constante de Downing Street concernant l'habilitation de Mandelson. “Nous recevions des lettres nous demandant d’en finir au plus vite”, a-t-il déclaré, soulignant la difficulté de refuser l’habilitation dans ce contexte.
Pour l'heure, malgré les appels croissants à sa démission, Starmer semble peu menacé. La voix de l’opposition est divisée, et la presse londonienne suggère que son maintien à Downing Street reste probable. The Daily Telegraph propose même que “s’accrocher au pouvoir est devenu son métier à plein temps”.







