Le lundi 30 mars, le Conseil municipal de Val-de-Louyre-et-Caudeau a déterminé les indemnités attribuées au maire, fixées à 2 289 euros, ainsi qu'à ses maires délégués, qui oscillaient entre 1 155 et 1 820 euros selon la démographie de chaque commune déléguée.
Clément Bijou, élu récemment face à l'ancien maire Philippe Ducène, s'est félicité d'avoir fait voter une réduction de 5 % des indemnités, affirmant que cette initiative témoigne d'une solidarité envers les Français qui doivent consentir à davantage d’efforts.
Cependant, l'opposition considère que cette déclaration n’est qu’une façade. Ils accusent Bijou d'avoir en réalité augmenté les indemnités de près de 20 000 euros. Selon Marie-Christine Bencharel, ancienne maire déléguée et actuelle membre de l'opposition, "il y a baisse et baisse". Elle souligne que les chiffres présentés donnent l'impression d'une réduction alors qu'ils masquent une augmentation comparativement aux rémunérations précédentes.
Ce débat sur la véracité des chiffres a piqué l’intérêt des citoyens. "Nous étions dupés par les annonces", confie Bencharel. "Ce n'était que lorsque la séance s'est terminée que nous avons réalisé la supercherie. Aucun de nous ne s'opposait à une correction des rémunérations, mais cette hausse masquée est problématique. Plus de 20 000 euros, c'est presque le coût d’un préau de crèche !"
Pour corroborer les propos de l'opposition, Sud Ouest a rapporté que des conseillers présents ont souvent des difficultés à faire la distinction entre les ajustements proposés et la réalité des précédentes indemnités. Ce flou a renforcé le malaise autour de cette révision des compensations, donnant lieu à des doutes quant à la transparence de la nouvelle municipalité.







