Le procès tant attendu de l'assassin d'Agnès Lassalle débute ce mardi 21 avril 2026. Cette professeure de 53 ans a tragiquement perdu la vie d'un coup de couteau à la poitrine durant un cours le 22 février 2023, au collège Saint Thomas d'Aquin à Saint-Jean-de-Luz. Les audiences se dérouleront devant la Cour d'assises des mineurs et marqueront un moment crucial pour la famille, les amis et la communauté éducative.
Stéphane Voirin, le compagnon d'Agnès, se remémore le moment déchirant où il a dansé devant son cercueil, une image qui a profondément touché la France entière. "C'est le meilleur message d'amour que je pouvais donner à Agnès. Nous avions décidé de nous marier six jours avant, se souvient-il. Que pouvais-je faire d'autre ?" Ce mardi, il se rend au tribunal arborant un T-shirt avec le visage de sa compagne, déterminé à faire entendre sa voix.
Le 22 février 2023, Agnès Lassalle entamait sa deuxième heure de cours lorsqu'un élève de 16 ans a porté un coup mortel. Ce procès, au-delà de la justice, est également une quête de vérité. Stéphane affirme avoir étudié chaque détail du dossier : "J'espère seulement voir le prévenu afin qu'il prenne enfin la mesure de ses actes. La reconnaissance d'un geste, même minime, serait déjà un pas en avant", confie-t-il à Franceinfo.
Au cœur des débats, la santé mentale de l'adolescent sera examinée. Depuis les événements tragiques, Stéphane n’a reçu aucune communication de la part du suspect ou de sa famille, ce qui complique l'idée de pardon. "Le pardon est un chemin long et difficile, et pour l’instant, ils n'ont même pas commencé cette voie. L'objectif du procès est de faire véritablement justice", déclare-t-il fermement. Il est résolu à honorer la mémoire d'Agnès, en prenant le temps de vivre pleinement après le procès.







