Rima Hassan, eurodéputée, a été placée en garde à vue jeudi dernier, sous des accusations d'«apologie du terrorisme», avant de retrouver sa liberté en soirée. Cette situation a suscité des préoccupations quant à la légalité de la procédure employée, notamment celle qualifiée par son avocat, Vincent Brengarth, de «parfaitement illégale».
Lors d'une conférence de presse organisée ce vendredi, Hassan a exprimé son mécontentement. Son avocat a dénoncé ce qu'il considère comme un «dévoiement de la procédure de flagrance», affirmant que le parquet a délibérément choisi cette voie pour contourner l'immunité parlementaire dont elle bénéficie. «Il ne s'agit pas seulement de sa situation individuelle, mais d'un affront à la justice», a déclaré Brengarth.
Rima Hassan a également pris la parole sur le réseau social X, affirmant que les allégations concernant des «drogues» durant sa garde à vue étaient infondées et orchestrées pour lui nuire. Selon elle, elle n'avait avec elle que du CBD, une substance légale. Il a été précisé que, en supprimant un tweet associé à ces accusations, elle cherchait une «logique d'apaisement».
Les événements prennent une tournure plus complexe, alors que le parquet a indiqué avoir trouvé dans ses effets personnels des substances pouvant inclure à la fois «CBD» et «3MMC», une drogue de synthèse. Ce détail ne fait qu'accroître les interrogations entourant l’affaire, tant pour Rima Hassan que pour les observateurs. Des experts en droit, comme l'avocat spécialisé dans la défense des droits politiques, soulignent que cette situation pourrait poser des questions sur la protection juridique des parlementaires dans des cas similaires, accentuant l'importance d'une réflexion sur la manière dont les procédures judiciaires sont appliquées.
Rima Hassan est désormais attendue au tribunal le 7 juillet, avec de nouveaux développements à l'horizon, alors que les débats sur la légitimité de sa garde à vue perdurent.







