Scott Mills, une figure emblématique de BBC Radio 2, a été mis à pied le 27 mars, alors qu'il fait face à de graves accusations d'agression sexuelle sur mineur. Selon des rapports, la BBC aurait eu connaissance de cette enquête depuis 2017, mais a tardé à agir.
Entre 1997 et 2000, Mills aurait abusé d'un adolescent de moins de 16 ans alors qu'il était dans la vingtaine. La première plainte a été déposée dans le comté de Hampshire, son lieu d'origine, et une enquête a été ouverte en 2016. Bien qu'il ait été placé en garde à vue en 2018, il n'a pas été inculpé et a ainsi continué sa carrière à la radio. Les autorités britanniques ont expliqué que la preuve disponible à l'époque ne suffisait pas à engager des poursuites, menant à un classement de l'affaire en mai 2019.
Récemment, cependant, de nouveaux éléments ont refait surface, incitant la police à rouvrir le dossier. "Nous avons reçu récemment des informations supplémentaires concernant Scott et avons pu le rencontrer", a annoncé la BBC dans un communiqué. "En conséquence, nous avons pris la décision de mettre fin à son contrat le 27 mars conformément à notre culture et à nos valeurs."
Une gestion controversée des allégations
Ce licenciement a suscité de vives critiques sur la manière dont la BBC a géré cette affaire. La police a confirmé à The Guardian que la chaîne était au courant de l'enquête dès 2017. "Nous poursuivons nos investigations pour déterminer ce que la BBC savait exactement", ont-elles précisé, mentionnant que l'affaire avait été classée sans suite en 2019.
En réponse à ces révélations, la BBC a présenté des excuses pour sa gestion des informations. "Nous n'avons pas suivi comme nous aurions dû le faire après avoir reçu des demandes de renseignements en 2025. Nous nous excusons pour ce manquement et allons enquêter sur les raisons de notre inaction", a déclaré la chaîne dans un communiqué relayé par The Telegraph.
Suite à ces événements, l'association caritative Neuroblastoma UK, dont Mills était le parrain, a décidé de prendre ses distances avec lui. Pour l'heure, l'animateur n'a pas encore formulé de commentaire suite à son licenciement.







