Ce mardi soir, Donald Trump a donné le coup d'envoi de sa campagne pour les élections de mi-mandat lors d'un meeting dans l'Iowa, un état symbole des luttes politiques américaines. L'ancien président a centré son discours sur des thèmes économiques, s'efforçant de séduire des électeurs de plus en plus préoccupés par la hausse des prix.
En pleine tempête politique entourant la question de l'immigration, le discours de Trump a également fait écho à la mort tragique d'Alex Pretti, un infirmier tué par des agents fédéraux à Minneapolis, suscitant ainsi l'indignation. Lors d'une interview avec Fox News, il a évoqué une "petite désescalade" des tensions dans la ville et a tenté d'apaiser le mécontentement populaire en affirmant : "L'inflation, nous avons résolu le problème. C'est réglé". Cependant, les sondages montrent que la vaste majorité des Américains sont déçus par sa gestion de l'économie.
Selon un baromètre de confiance des consommateurs publié récemment, celle-ci a atteint son plus bas niveau depuis plus d'une décennie, une situation aggravée par l’augmentation du coût de la vie. "Nous devons gagner les Midterms", a déclaré Trump, avertissant que "de très mauvaises choses arriveront" s'il n'y parvient pas. L'Iowa, connu pour sa production de biocarburants, est devenu un terrain favorable aux promesses de soutien à cette industrie.
Interruption par des manifestants
Le discours de Trump a été émaillé par des interruptions de manifestants, qu'il a qualifiés d'"agitateurs rémunérés". Des panneaux critiquant certaines politiques, notamment celles liées à la police des frontières, ont été brandis par des groupes opposants.
Trump a insisté sur l'importance cruciale des élections du mois de novembre, où un tiers des sièges du Sénat et l’intégralité de la Chambre des représentants seront renouvelés. Les républicains s'inquiètent de l'impopularité croissante de Trump, malgré son intention de transformer ces élections en un référendum sur son bilan personnel.
Selon Lonna Atkeson, politologue à la Florida State University, la motivation des électeurs sera déterminante. "Les républicains ne seront peut-être pas suffisamment poussés à voter, contrairement aux démocrates, qui agissent avec colère", dit-elle.
Des promesses sous pression
Lors des dernières élections présidentielles, Trump avait réussi à conquérir l'Iowa en promettant de renforcer le pouvoir d'achat et de lutter contre l’immigration illégale. Pourtant, de récents sondages montrent que la majorité des électeurs se disent insatisfaits de sa performance concernant ces deux promesses. De plus, les critiques se concentrent davantage sur ses méthodes que sur ses objectifs politiques.
Les démocrates, motivés par leurs frustrations, cherchent à contrer les initiatives de Trump, notamment sur les questions de financement de la lutte anti-immigration. Cela pourrait entraîner un nouveau risque de paralysie budgétaire, redouté après le "shutdown" le plus long de l'histoire des États-Unis auquel Trump a dû faire face en octobre dernier.







