Les présidents Emmanuel Macron et Luiz Inacio Lula da Silva manifestent leur opposition aux réformes diplomatiques envisagées par Donald Trump. Lors d'une récente conversation téléphonique, les deux dirigeants ont exprimé leur désir de renforcer le rôle des Nations unies alors que le président américain a annoncé la création d'un « Conseil de paix ».
Cette initiative, initialement centrée sur la résolution du conflit israélo-palestinien, pourrait selon certains critiques, se transformer en une compétition directe avec l'ONU. Dans un communiqué de la présidence brésilienne, il est précisé que Macron et Lula ont convenu que toute initiative en termes de sécurité internationale doit être en conformité avec les mandats du Conseil de sécurité.
Un refus franc de la France
Suite à l'invitation de Donald Trump à rejoindre ce Conseil de paix, la France a rapidement décliné cette offre, réaffirmant son engagement envers les principes de l'ONU. Lula, quant à lui, a discuté avec Trump peu avant de s'entretenir avec Macron. Il a exprimé des inquiétudes quant à la direction que pourrait prendre cette nouvelle organisation, valorisant l'importance d'une représentation palestinienne au sein de celle-ci.
« Trump semble vouloir établir sa propre version de l'ONU », a-t-il déclaré, dénonçant l'idée que cette structure pourrait favoriser des approches unilatérales au détriment des principes multilatéraux.
En outre, les deux chefs d'État ont également abordé la situation délicate au Venezuela, mettant en avant leur attachement à la paix et à la stabilité en Amérique du Sud, en particulier suite aux récents événements marquants qui ont vu l'intervention militaire américaine. Ils ont unanimement condamné ces actions, qui selon eux, violent le droit international.
Ces discussions mettent en lumière une volonté croissante de coopération entre la France et le Brésil, dans un contexte international complexe, alors que la diplomatie mondiale fait face à des défis sans précédent.







