Dans une action sans précédent, le ministère de l'Intérieur français a annoncé l'interdiction de territoire infligée à dix militants britanniques d'extrême droite. Ces activistes, liés au mouvement «Raise the colours», sont accusés d'avoir mené des opérations violentes contre des migrants tentant de traverser la Manche pour rejoindre le Royaume-Uni.
Ces militants avaient été signalés à plusieurs reprises pour des comportements destructeurs, notamment la destruction de «small boats» utilisés par ceux qui cherchent à traverser la mer. Le ministère justifie cette mesure par le besoin urgent de maintenir l'ordre public et d'éviter toute forme de violence ou de haine à l'encontre des migrants.
Des incidents récents, tels que l'agression d'un groupe de migrants à Grand-Fort-Philippe, ont également suscité l'attention des autorités. Ce jour-là, quatre hommes brandissant des drapeaux britanniques ont verbalement et physiquement agressé des migrants, en leur annonçant qu'ils n'étaient pas les bienvenus en Angleterre, selon le témoignage de Félicie Penneron, coordinatrice d'Utopia 56.
Avec plus de 41.000 migrants ayant réussi à traverser la Manche en 2025, cette problématique devient cruciale alors que la coopération franco-britannique cherche des solutions. Cet été, un accord a été conclu visant à permettre le renvoi de migrants en France en échange de l'accueil de migrants présents en France, selon le principe du «un pour un». Cependant, cette dynamique suscite des inquiétudes face à la montée de partis anti-immigration.
Les experts, comme le sociologue Jean Dupont, soulignent l'importance d'une approche équilibrée face à ces tensions croissantes : «Il est essentiel que les gouvernements s'engagent dans un dialogue constructif pour éviter que des actes violents ne deviennent la norme.» La situation reste donc tendue, et la réponse des autorités continuera à évoluer face à ces enjeux complexes.







