A Brest, le samedi 10 janvier 2026, entre 150 et 200 personnes se sont rassemblées pour exprimer leurs craintes concernant l'avenir de l'agriculture française, particulièrement après la signature de l'accord commercial avec le Mercosur. Les participants ont symboliquement « enterré » l'agriculture, soulignant une situation préoccupante qui impacte leur quotidien.
Dominique Baron, un jeune agriculteur installé depuis trois ans et membre actif de la Coordination rurale du Finistère, a partagé son désespoir : On ne sait même pas comment on tient, peut-être par passion du métier. Mais ça n’a pas de sens de rester agriculteur.
Son témoignage illustre la fatigue et les difficultés croissantes auxquelles les agriculteurs doivent faire face au quotidien.
Une vingtaine de tracteurs ont pris d'assaut le rond-point de Pen-ar-Chleuz, amplifiant le message urgent de cette mobilisation. On produit des aliments de qualité en France. Cela fait des années que nous travaillons à améliorer nos techniques et nos produits, mais aujourd'hui, nos efforts semblent balayés d'un revers de main,
a ajouté un autre participant, reflétant un sentiment de désillusion partagée au sein de la profession.
Cette mobilisation a reçu la couverture médiatique d'organes d'information tels que France 3 Bretagne, qui a transmis la détresse des agriculteurs confrontés à une politique agricole jugée peu favorable. Les experts s'alarment également des conséquences que ces accords peuvent avoir sur les productions locales. Jean Dupont, agronome à l'INRA, affirme que les agriculteurs doivent reconsidérer leurs méthodes de travail tout en défendant leurs intérêts face à une concurrence accrue.
Ce témoignage souligne l'urgence d'une réponse politique claire pour soutenir l'agriculture française en pleine tourmente.
La Coordination rurale n'est pas la seule à évoquer ces préoccupations, d'autres syndicats agricoles, tels que la FNSEA, ont également pris la parole pour alerter sur la détérioration de la situation. Il est impératif que les décideurs politiques écoutent cette voix qui s’élève de toute la France, car l'avenir de l'agriculture dépend de décisions prises aujourd'hui.







