Au cœur d'un drame médical aux États-Unis, Lacey Pepper, une Américaine de 47 ans, a frôlé la mort après avoir contracté une fasciite nécrosante, souvent désignée comme la "bactérie mangeuse de chair". En l’espace de quelques jours, cette infection foudroyante lui a causé la perte d'une partie de sa cuisse, de ses fesses et de son entrejambe, a rapporté The Sun.
Tout commence en 2025. Après un voyage d'affaires, Lacey rentre chez elle à Brookhaven, dans le Mississippi. Elle se sent épuisée et éprouve des douleurs corporelles, qu’elle attribue simplement au long trajet. Toutefois, son état se dégrade rapidement : en quatre jours, fébrile et nauséeuse, elle peine à se déplacer.
Dix-huit opérations en deux mois
La situation s'aggrave lorsqu’un étrange éruption cutanée apparaît sur sa jambe. Pensant à un simple furoncle, elle ne s’inquiète pas, mais perd rapidement l'usage de ses jambes. Un médecin, alerté par son état critique, décide d'une hospitalisation d’urgence. À son arrivée à l'hôpital, Lacey perd connaissance et tombe dans le coma pendant trois jours.
À son réveil, le diagnostic tombe : une fasciite nécrosante. Les médecins l’avertissent de ses faibles chances de survie et la plongent en salle d’opération. Environ un quart de sa fesse gauche, une partie de sa zone intime et une portion de sa cuisse sont retirés. Lacey subit au total dix-huit interventions, regagnant peu à peu la capacité de marcher.
Des crevettes à l'origine de l'infection ?
Deux ans après cet épisode traumatisant, Lacey cherche toujours la cause de son infection. Bien qu'elle n’ait subi aucune coupure, elle craint que des crevettes consommées avant son hospitalisation ne soient à l’origine de sa contamination. Certaines souches de bactéries « mangeuses de chair » peuvent en effet provenir de fruits de mer crus ou mal cuits.
Maintenant, Lacey vit avec de sérieuses séquelles. Accrochée à une canne et marquée par de profondes cicatrices, elle utilise son expérience pour alerter le public sur l'importance de consulter un médecin face à des symptômes inquiétants. "N'attendez pas", plaide-t-elle. "Cela pourrait vous sauver la vie."
Bien que l'origine précise de son infection reste incertaine, les experts gardent un œil sur certaines bactéries du genre Vibrio qui, dans de rares cas, peuvent engendrer des infections graves post-exposition à l'eau de mer ou à des fruits de mer contaminés. D’après L'Indépendant, la progression de ces bactéries suscite des inquiétudes, exacerbées par le réchauffement des mers, qui les pousse à coloniser de nouvelles côtes chaque année.







