Une infirmière libérale de l’Aube et un membre de sa famille seront jugés au début de l'année 2027 pour des accusations d’escroquerie et de blanchiment aggravé. Le montant de la fraude est estimé à plus de 2,5 millions d’euros.
Selon TF1, l’histoire a commencé par un contrôle administratif. En 2023, plusieurs irrégularités et anomalies dans la facturation de cette infirmière ont été signalées, comme l’a précisé le parquet de Troyes.
L’enquête, conduite par la brigade de police administrative de Troyes, en collaboration avec le groupe interministériel de recherches de Reims et des agents de l’Assurance maladie, a mis au jour des éléments probants d’escroquerie et de blanchiment aggravé.
Le parquet indique que la fraude présumée aurait eu lieu entre 2020 et 2026, touchant plusieurs organismes, dont la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) et la Mutuelle générale de l’Éducation nationale. Les autorités estiment le préjudice total à plus de 2,5 millions d’euros, avec déjà un million d’euros de saisies conservatoires effectuées.
Un procès prévu début 2027
L'infirmière et un de ses proches ont été arrêtées et placées en garde à vue la semaine dernière. Elles doivent comparaître devant le tribunal judiciaire de Troyes au premier trimestre de 2027.
Cette affaire survient dans un contexte de lutte accrue contre les fraudes à l'Assurance maladie. En 2025, 723 millions d’euros de fraudes ont été mises à jour, sachez que ce chiffre a connu une augmentation de 15% par rapport à l’année précédente, d’après le dernier rapport de l’organisme.







