Mercredi, l'ancien président américain Donald Trump a vivement condamné la pause des contrôles routiers par l'agence d'immigration des États-Unis (ICE), suite à la mort de deux personnes en moins d'une semaine. Dans un message posté sur Truth Social, Trump a déclaré : "Nous ne pouvons PAS renoncer à l'un des outils les plus importants et efficaces de l'ICE dans la lutte contre la criminalité : les contrôles routiers !".
Le ministère de la Sécurité intérieure (DHS) avait suspendu ces contrôles après un incident tragique survenu dans le Maine, où un Colombien a été abattu tandis qu'il était au volant de son véhicule. Ce décès faisait suite à celui d'un Mexicain au Texas, qui aurait tenté de renverser un agent de l'ICE avec sa camionnette, bien que plusieurs témoins contestent cette version des faits.
Le conseiller en immigration de Trump, Tom Homan, a confirmé que cette "pause" était temporaire, tout en appelant à la reprise des opérations. Dans le contexte actuel, la coalition No Kings, regroupant des centaines d'organisations opposées à Trump, a exprimé son indignation, décrivant les événements comme des manifestations d'une "dérive autoritaire" de l'administration.
Les agents de l’ICE, souvent critiqués pour leurs méthodes jugées agressives, ont suscité de vives réactions au sein du pays, notamment après avoir été impliqués dans des morts controversées. L'association des droits humains Human Rights Watch a souligné la nécessité d'un examen approfondi des actions de l'ICE, avertissant que les méthodes utilisées soulèvent de sérieuses questions éthiques.
En réaction à la fusillade de Biddeford, le président colombien Gustavo Petro a qualifié la mort de Joan Sebastian Guerrero, un livreur de 26 ans, de "meurtre" et a critiqué fermement la politique migratoire de Trump, arguant qu'elle met en danger la vie de nombreux immigrés. Bien qu'il existe des divergences d'opinion sur les circonstances exactes de ces incidents, il est clair que la tension autour des opérations de l’ICE ne fait qu’augmenter.







