Le contexte actuel
Ce sommet, fixé au 22 juillet à Bruxelles, revêt une importance majeure, marquant le second rassemblement post-Brexit après celui organisé en mai 2025 à Londres sous la direction de Keir Starmer, dont la stratégie visait à renforcer les liens avec les 27 États membres. Sa démission, survenue la veille du dixième anniversaire du référendum sur le Brexit, soulève des doutes légitimes sur la poursuite des discussions. Pour rappel, le Royaume-Uni a quitté l'Union européenne en 2020, quatre ans après le scrutin ayant mené au Brexit.
Les relations entre Keir Starmer et l'Union européenne
Les initiatives proposées par Starmer pour réchauffer les relations ont confronté de nombreux obstacles, notamment dans des domaines tels que l'industrie de défense, le soutien de l'UE à l'industrie locale, ou encore les droits de douane sur l'acier, lesquels ont été récemment augmentés. Malgré ces complications, plusieurs accords visant à renforcer les collaboration notamment en matière d'emploi, de mobilité des jeunes et de commerce alimentaire, étaient attendus durant cette rencontre au sommet. Cependant, Starmer avait clairement établi ses positions : pas de retour au marché unique, à l'union douanière ou à la libre circulation.
Un revirement dans l'opinion publique britannique
Ces efforts de rapprochement surviennent à un moment où l'opinion britannique semble se rapprocher du sentiment pro-européen. Plusieurs sondages récents révèlent que la majorité des Britanniques regrettent le Brexit. En effet, 75 % des électeurs expriment désormais leur désir d'une relation plus étroite avec l'UE, préférant des liens solides à une alliance avec les États-Unis, tout en étant ouverts à des options de réintégration auparavant considérées comme inacceptables politiquement.
La succession au poste de Premier ministre
Pour le moment, le maire de Manchester, Andy Burnham, émerge comme le principal candidat pour succéder à Starmer. Bien que pro-européen, il se montre prudent, excluant un retour en arrière sur le Brexit. Dans une interview accordée à The Guardian début juin, Burnham a déclaré : "Je continue d'espérer que nous retournerons dans l'UE durant ma vie. Mais nous ne devons pas faire un nouveau référendum maintenant".







