Les désaccords persistent autour de la signature d'un potentiel accord de paix entre l'Iran et les États-Unis. Téhéran a fermement démenti les propos du Pakistan qui laissait entendre qu'un accord serait signé dans les prochaines 24 heures.
« Nous sommes plus proches que jamais d'un accord de paix », a déclaré le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, encourageant l'optimisme autour d'une signature imminente. Il a précisé que « la finalisation aurait lieu en 24 heures, suivie de discussions techniques la semaine suivante », via un message sur X.
Cependant, cet espoir a rapidement été tempéré. Plus tard dans la journée, un porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a insisté sur le fait qu'aucune signature ne serait attendue « demain », indiquant plutôt que « les prochains jours pourraient donner plus de clarté ».
Cet épisode souligne la tension persistante entre les deux nations. Bien qu'un accord semblât à portée de main, les sources iraniennes et américaines diffèrent sur les termes. Abbas Araghchi, chef de la diplomatie iranienne, a signalé que « sans un accord complet, il est prématuré de dire qu'un consensus est atteint ».
En parallèle, la Suisse a proposé d'héberger la cérémonie de signature, mais Téhéran a déjà annoncé que l'accord pourrait être finalisé « à distance ».
Aucun accord complet conclu d’après l'Iran
Malgré les déclarations optimistes, la réalité des négociations montre des semaines de blocage, sans véritable avancée. Selon le chef de la diplomatie iranienne, il est essentiel d'attendre un accord définitif avant de forger des attentes.
Des tensions militaires croissantes
En arrière-plan des négociations, les hostilités persistent. Le Commandement central des États-Unis pour le Moyen-Orient (Centcom) a rapporté avoir intercepté plusieurs drones iraniens qui auraient été lancés pour frapper des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, un point stratégique pour le passage maritime.
Islamabad continue d'encourager les deux parties à trouver un terrain d'entente, après un cessez-le-feu fragile instauré en avril. Cependant, les récentes discussions en terre pakistanaise, bien qu'historiques, n'ont pas abouti à des résultats concrets.







