Plus de 8 000 Français ont choisi de s'installer en Grèce, et beaucoup d'entre eux ont jeté leur dévolu sur Paros, dans les Cyclades. En quête d'une vie différente, ils ont abandonné les grandes villes comme Paris, Nantes ou encore la Bretagne pour profiter d'un cadre de vie propice à la sérénité, à l’éducation de leurs enfants en bord de mer et à un rythme plus détendu.
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Sur le port de Naoussa, Axel Brizard, chef du restaurant "Mediterraneo Paros", raconte son quotidien. "Le matin, vers 9h, les pêcheurs rentrent avec leurs prises. Le rouget barbet, poisson emblématique de la région, est souvent frais d'un matin. Parfois, ils sont même encore vivants," explique-t-il avec un sourire. Originaire de Bretagne, Axel s'est installé à Paros voilà plus de sept ans. "À Paris, je tentais de travailler directement avec les producteurs pour obtenir du poisson frais, mais cela s'avérait complexe et coûteux. Ici, tout est plus accessible et en phase avec notre environnement," assure-t-il.
Pour Axel, 34 ans, la possession de son propre restaurant sur l'île était un rêve difficile à réaliser à Paris, où les prix sont prohibitifs. En compagnie de sa femme grecque, il a vu son rêve se concrétiser. "Je ressentais le besoin de faire une pause avec Paris. Finalement, cette pause s'est transformée en un nouveau chapitre de notre vie. Notre cadre de vie ici est exceptionnel," ajoute-t-il.
Une solidarité entre Français
La culture française reste présente, avec de nombreux clients francophones fréquents. "Se faire servir en français, c'est très agréable," témoigne une cliente. D'autres Français comme Nicolas Bourget, viticulteur à Paros, partagent également cette aventure. "Je me souviens de ton début de saison, quand ton vin n'était pas encore étiqueté. Je devenais alors ton premier client," lui rappelle Axel. "Entre compatriotes, c'est un élan de soutien local qui nous unit," confie-t-il.
Nicolas, qui a tout recommencé depuis le début, a débarqué sur l’île avec l'intention de créer un vignoble avec sa femme, Marie. Au coeur de la pandémie, ils ont investi dans un terrain nu. "C'était un champ envahi de pierres. En famille, nous avons planté les vignes pendant l'hiver 2021. C'est une source de bonheur de voir notre parcelle symboliser notre enracinement ici," se souvient Nicolas.
"Le cadre de vie est quand même super"
Ils ont implanté un hectare de vignes où ils cultivent divers cépages, que Marie fait déguster aux touristes. "Ce vin, Amos, qui signifie sable, provient d'un sol sablonneux, et nous avons récolté les raisins juste ici," explique-t-elle fièrement. Ils n'étaient pas initialement destinés à devenir vignerons. Marie, anciennement institutrice, et Nicolas, restaurateur à Nantes, avaient prévu d'avoir simplement une maison de vacances. "Mais alors pourquoi attendre ? En quelques mois, nous avons vendu notre restaurant, notre maison et même notre voiture," avoue Marie.
"C'est audacieux. Il faut du courage pour sauter le pas," commente un visiteur. "La qualité de vie est incroyable ici, entre la vue et l'atmosphère," ajoute un autre. Bien intégrée, la famille ne voit pas de retour vers la France. "Nous avons enfin le temps de vivre. Je ne veux pas retrouver un rythme aussi trépidant qu'en France," confie Nicolas. Bien que leur nation d'origine leur soit chère, c'est à Paros qu'ils ont trouvé leur équilibre et leur bonheur.







