L'essentiel Location immobilière et cauchemar judiciaire font un triste couple à Móstoles, en Espagne. Après presque deux années d'impayés, une propriétaire, Ángeles, a constaté l'état désastreux de son logement, avec des pertes s'élevant à 130 000 euros. La justice espagnole va devoir trancher sur les responsabilités de cette situation.
Souhaitant protéger son bien, Ángeles a pris la décision de louer sa maison lorsqu'elle a été mutée pour des raisons professionnelles. Elle a accueilli une famille avec un jeune enfant, espérant que cela limiterait les risques. Malheureusement, la situation s'est rapidement détériorée, les occupants cessant de payer leur loyer.
"Je louais ma maison pour la protéger..."
Selon le média espagnol Noticias de Trabajo, après plusieurs mois d'impayés, les locataires ont proposé d'acheter le bien à un prix dérisoire. Face à son refus, la propriétaire a retrouvé une maison ravagée : parquet arraché, sanitaires détruits, mobilier abîmé et murs détériorés. Les anciens locataires auraient même amené des gravats de l'extérieur pour encombrer l'intérieur.
En plus de cela, le véhicule de la propriétaire, stationné dans l'allée, a été complètement détruit. "Je louais ma maison pour la protéger, mais je l'ai finalement mise en danger", a déclaré Ángeles aux médias espagnols.
La situation a été compliquée par la présence d'un mineur, car les services sociaux ont reconnu la vulnérabilité de la famille. Ángeles dispute toutefois cette évaluation, car les locataires auraient effectué de coûteux aménagements dans le logement.
En décomptant les loyers impayés et les dégâts matériels, la propriétaire estime ses pertes à environ 130 000 euros, dont 30 000 euros pour les charges de loyer non réglées et 100 000 euros pour les réparations nécessaires. Malheureusement pour elle, son assurance a refusé de couvrir ces frais. Une enquête est en cours et la justice devra statuer sur le sort des protagonistes de ce triste drame locatif.







