Suite au décès tragique de Lyhanna dans le Gers, un collectif de victimes de Joël Le Scouarnec souligne un "problème systémique" concernant le traitement judiciaire des affaires de crimes sexuels sur mineurs. Les rescapés de cet ancien chirurgien, reconnu coupable d'agressions sur des centaines d'enfants, exigent des modifications de la politique judiciaire.
Des manifestations se déroulent dans toute la Bretagne pour que plus jamais une situation comme celle de Lyhanna ne se reproduise. Cette tragédie a suscité des réactions au sein des partis politiques ainsi que de la part de collectifs de victimes. Le collectif des victimes de Joël Le Scouarnec relie la mort de Lyhanna à des défaillances systémiques dans la justice, comme l'a exprimé Ivan Quemener, membre du collectif : "On manque de personnel dans la justice, et cela affecte le traitement de ces affaires".
Le procès de Le Scouarnec en 2025 a révélé de nombreux dysfonctionnements. "Les enquêtes se sont étendues sur des mois, et avec seulement trois enquêteurs pour 300 victimes, la procédure a traîné", a déploré Quemener. Les victimes s'inquiètent également de la réaction insuffisante des autorités. "Lorsque le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, affirme qu'il va traiter 70.000 plaintes, nous avons le sentiment qu'il s'agit d'un simple coup de communication", a-t-il ajouté.
Le collectif plaide pour un renforcement des ressources à disposition des magistrats et des enquêteurs. Le ministre Darmanin, ainsi que son homologue de l'Intérieur, Laurent Nunez, sont attendus au Sénat pour discuter de la gestion de cette affaire, mais le collectif espère voir des actions concrètes plutôt que des promesses. Les citoyens continuent de se mobiliser, rappelant que tant que la situation demeurera inchangée, d'autres victimes comme Lyhanna pourraient apparaître.







