Les mois de mai et juin 2026 ont été marqués par une météo particulièrement capricieuse, incitant certains agriculteurs d'Ille-et-Vilaine à modifier leur calendrier de récolte des foins. Charles Fossé, un éleveur de bovins et producteur de lait bio basé à Langon, illustre bien cette adaptation nécessaire face aux changements climatiques. Alors qu'il a généralement l'habitude de récolter en mi-juin, il a dû avancer cette année sa période de récolte due à une vague de chaleur précoce, suivie de pluies annoncées pour la semaine du 1er juin.
« Nous avons connu des températures très élevées dès le début de la saison, et il était crucial de couper le foin avant l'arrivée de la pluie, » précise Charles Fossé. Ce scénario ne lui est pas étranger, puisqu'il a déjà fait face à des conditions similaires l'année précédente. Selon un rapport de France Agricole, cette tendance à une météo imprévisible est de plus en plus fréquente dans la région.
Cette année, il a avancé de deux à trois semaines sa récolte, ce qui a entraîné une charge de travail considérable. « Nous avons dû gérer simultanément les semis de maïs, la récolte des foins et l'ensilage d'herbe. Cela m'a conduit à travailler jusqu'à 13 heures par jour pendant une semaine », raconte-t-il avec un sourire. Malgré cet effort, Charles a récolté une quinzaine de bottes de foin de moins que d'habitude.
La situation est préoccupante, car connaître une période de récolte avancée est rare dans l'histoire de l'agriculture, mais devient de plus en plus nécessaire. L'exploitant envisage déjà de réviser ses méthodes pour s'adapter aux défis posés par les événements climatiques extrêmes. « Nous allons devoir repenser notre stockage et explorer d'autres variétés d'herbe pour le foin », conclut-il. Ce témoignage témoigne des adaptations nécessaires face à un avenir climatique incertain.







