Après des mois d'attente, le décret tant anticipé a été signé par le président des États-Unis, Donald Trump. Ce texte vise à protéger les systèmes informatiques face à des modèles d'IA capables de détecter et d'exploiter des vulnérabilités à une vitesse remarquable. Il souligne également l'importance d'une coordination entre les différentes agences gouvernementales, comme l'agence de sécurité nationale (NSA) et la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency (CISA), pour ce qui est de la détection des failles.
Trump a déclaré : "Les capacités avancées en IA renforcent notre nation mais posent des défis de sécurité nationale qui nécessitent une action collective."
Un virage prudent
Ce décret constitue une approche prudente de la part de l'administration Trump, longtemps opposée à toute forme de régulation concernant l'IA. La situation sécuritaire a évolué ces derniers mois, à tel point que Washington exprime des craintes concernant la vulnérabilité des infrastructures critiques, comme les réseaux électriques et les systèmes bancaires, face aux attaques basées sur ces technologies.
Le texte propose le développement d'une plateforme de coordination qui associera le Trésor et l'industrie pour identifier et corriger les failles logicielles à l'échelle volontaire. "Cela doit rester facultatif", est-il précisé dans le décret, évitant ainsi toute forme de contrôle gouvernemental obligatoire.
De plus, la période d'examen des modèles IA d'avant leur mise sur le marché a été portée à 30 jours, une réduction significative par rapport aux 90 jours précédents qui avaient été envisagés, dans une version du décret que Trump avait refusé de signer. Des sources, comme le journal Politico, signalent que des pressions de personnalités influentes, comme David Sacks, ont joué un rôle dans ce report.
Trump avait mentionné : "Je ne voulais pas compromettre notre avance sur la Chine".
Ce décret met en lumière les tensions internes au sein de l'administration entre les partisans d'une régulation nécessaire et ceux qui craignent qu'une telle mesure n'entrave l'innovation. Avec l'essor rapide de l'intelligence artificielle, il semble que le débat sur la régulation ne fait que commencer.







