Alors que la guerre en Ukraine s’intensifie, le gouvernement russe annonce une restriction de ses exportations de kérosène et commence à affronter des pénuries de carburants. Les frappes ukrainiennes ciblent de plus en plus les infrastructures clés, fragilisant ainsi un système déjà mis à mal.
Dans le cadre de ce conflit, un compromis implicite avait été établi entre la population russe et le Kremlin : la guerre devait être portée par le régime sans impacter le quotidien des citoyens. Cependant, la tragédie a frappé, avec plus d’un million de Russes tués, blessés ou disparus, et une économie en récession au premier trimestre 2026.
Des automobilistes à Sébastopol, en Crimée, témoignent de cette crise en faisant la queue aux stations-service, parfois munis de tickets de rationnement. Les pénuries ne se font pas encore sentir à Moscou, où les prix de l’essence demeurent relativement abordables, mais dans les régions isolées de l’est, la situation est alarmante.
Pour la première fois, le kérosène pour l’aviation a été rationné à Moscou. Ce carburant, habituellement exporté vers des pays amis comme le Kirghizistan ou le Kazakhstan, sera désormais réservé à l’usage interne pendant au moins six mois, une mesure qui souligne l’efficacité croissante des attaques ukrainiennes.
Une perte financière colossale pour la Russie
En mai 2026, selon les données de Bloomberg, seize attaques ont ciblé des installations de production de carburants en Russie. Huit des dix plus grandes raffineries, incluant celles de Rosneft et de Lukoil, ont été atteintes, entraînant une perte de 100 millions de dollars par jour pour le Kremlin. De plus, les opérations de la Marine française contre des navires impliqués dans le contournement des sanctions ajoutent une pression supplémentaire sur l’économie russe.
Cette situation préoccupante conduit à des interrogations sur l’état d’esprit de Vladimir Poutine. L’une de ses plus grandes craintes est de voir la population se soulever. Craignant de finir comme le dictateur libyen Mouammar Kadhafi, lynché par son peuple, Poutine redoute l’idée d’une révolte populaire en Russie, attisée par la colère des citoyens face aux pénuries de carburant. Alors que les nouvelles continuent de se dégrader à Moscou, le climat interne devient de plus en plus fragile pour le président russe.







