Dans la nuit du 27 au 28 mai, les États-Unis ont ciblé des drones iraniens et une base au sol, entraînant une riposte iranienne vers une installation américaine.
Les récents échanges de frappes représentent des escalades significatives depuis l'établissement d'un cessez-le-feu. Des responsables américains ont rapporté que quatre drones, perçus comme une menace pour le détroit d'Ormuz, ont été abattus. Dans une action défensive, l'armée américaine a également frappé une station de contrôle à Bandar Abbas, en riposte aux provocations perçues.
Tandis que des explosions retentissaient près de Bandar Abbas, la réaction de Téhéran n’a pas tardé : des représentants des Gardiens de la Révolution ont annoncé des attaques contre une base américaine, sans pour autant préciser laquelle. L'armée koweïtienne a signalé des menaces provenant de missiles et de drones, tandis que des forces iraniennes ont émis des tirs d'avertissement vers des navires tentant de traverser le détroit.
Nouvelles menaces de Trump
Ces incidents soulignent l'intensité des hostilités depuis la trêve en vigueur depuis le 8 avril, qui fait suite à des frappes israélo-américaines ayant causé de lourdes pertes. Selon des analystes, le conflit s'intensifie alors que les pourparlers de paix patinent. Mercredi, Donald Trump a évoqué la possibilité d'une reprise des hostilités, exprimant des doutes sur la volonté iranienne de parvenir à un accord.
Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne, a appelé à éviter la guerre, soulignant que la poursuite de ce conflit n'est dans l'intérêt de personne.
Une population inquiète
À Téhéran, alors que l'accès à Internet est partiellement rétabli, des citoyennes et citoyens expriment leur anxiété face à une escalade militaire imminente. "Chaque jour, il y a cette question : 'Y aura-t-il des frappes de missiles ce soir ?'", partage Amir, un développeur de 27 ans.
En parallèle, l'Iran progressait sur un projet d'accord-cadre en quatorze points avec les États-Unis, qui cherche à mettre fin à la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Cependant, la Maison-Blanche a qualifié de "totalement inventé" ce protocole envisagé, principalement axé sur la levée des sanctions américaines en échange d'une circulation accrue dans le détroit d'Ormuz. Ainsi, la complexité des enjeux géopolitiques reste palpable, faisant planer une ombre sur les négociations.
Israël s'implique dans le conflit
Les tensions s'étendent également au Liban, où l'armée israélienne a mené des frappes sur des cibles du Hezbollah, une organisation soutenue par l'Iran. Cette action cherche à renforcer la position israélienne alors même qu'un cessez-le-feu théorique est en vigueur.







