Face à la menace de grève visant à obtenir une meilleure répartition des profits liés à l'intelligence artificielle, les employés de Samsung Electronics, en Corée du Sud, vont toucher une prime record, évaluée à 290 000 euros en moyenne par salarié.
Ce texte est extrait d'un reportage sur la situation des employés de Samsung. Cliquez sur la vidéo pour découvrir l'intégralité des informations.
Le visage d'un représentant du personnel est tout sourire. Un accord historique pour des primes exceptionnelles. En effet, chaque employé de Samsung Electronics en Corée du Sud bénéficiera d'une prime moyenne de 290 000 euros. À Paris, à proximité d'une boutique du groupe, les passants ne cachent pas leur surprise. "Est-ce que cela pourrait être une blague ?" s'interroge un homme. "Je me demande si Samsung n'a pas un surplus de primes à distribuer !" plaisante une femme.
Il y a encore quelques jours, la tension était palpable parmi les salariés de Samsung, qui menaçaient d'arrêter le travail. Ils souhaitaient un partage plus équitable des bénéfices tirés de l'intelligence artificielle, une sphère dans laquelle Samsung est un acteur majeur, notamment par sa production de puces mémoire. Pour éviter d'importantes perturbations sur sa chaîne de production, la direction a décidé de faire un geste significatif.
Le malaise chez la concurrence
Cette prime signifie une enveloppe totale de 22 milliards d'euros pour les 78 000 employés d'origine sud-coréenne ce année. Cela représente une somme gérable pour une société qui contribue à hauteur de 12 % de la richesse nationale de la Corée du Sud. "Samsung a un poids considérable dans l'industrie, une grève de leur part aurait eu des répercussions à l'échelle mondiale et aurait pu causer des dommages à l'économie sud-coréenne. Ainsi, lorsque les employés de Samsung expriment leurs revendications, il est crucial de les écouter et d'y répondre," souligne Nicolas Lellouche, journaliste chez Numerama.
Avec des primes aussi élevées, Samsung cherche à conserver ses talents tout en attirant de nouveaux employés. Cependant, cette initiative commence à préoccuper certains concurrents, inquiets que leurs propres employés n’exigent également une part de ce gâteau financier.







