Si les tensions en Iran persistent, le marché pétrolier pourrait se retrouver dans une situation critique durant l’été, avertit Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Pourquoi évoque-t-on ce terme de "zone rouge" ?
Dans une récente déclaration, le gouvernement français a prédit la prolongation des hostilités au Moyen-Orient. Fatih Birol a souligné que la production de pétrole pourrait souffrir de ruptures graves cet été, notamment en juillet et août, périodes traditionnellement marquées par une consommation accrue de carburant.
Cette situation, connue sous le nom de "driving season" aux États-Unis, induit une explosion de la demande en raison des voyages en voiture et de l'augmentation des activités agricoles. En Europe, la consommation d'énergie pour les déplacements et l'aviation pourrait également grimper, ce qui aggrave encore la situation.
Risque de pénurie et hausse des prix à la pompe
Un tel engouement pourrait entraîner une pénurie si, parallèlement, les infrastructures pétrolières subissent des dommages lors des attaques. Les prix du baril de Brent, qui ont déjà connu des fluctuations, pourraient atteindre des sommets à 120 ou 130 dollars en cas de crise mondiale. Actuellement, ces prix oscillent autour de 105 dollars.
Les observateurs notent que depuis le début du conflit, le prix du baril est monté jusqu'à près de 120 dollars, avant de redescendre. Ce tourbillon de hausses pourrait rendre le plein d'essence encore plus onéreux pour les consommateurs. La Banque Mondiale a déjà mis en garde contre cette tendance, soulignant les effets néfastes sur les économies locales.
Une consommation de carburant en baisse
En dépit de ces prévisions sombres, il est intéressant de noter que la consommation de carburant en France a diminué. Des études montrent une baisse de 11% en avril et 14% en mai, un fait surprenant en période de fête et de week-ends prolongés. Les Français semblent adopter une conduite plus parcimonieuse, ce qui pourrait, en partie, compenser les tensions sur l'offre.
Du côté américain, l'ancien Président Donald Trump a également exprimé des inquiétudes concernant les répercussions économiques de la flambée des prix de l'essence, surtout à l'approche des élections législatives de novembre 2022. Dans un contexte similaire, l'Iran, confronté à la pression, cherche désespérément à écouler son pétrole, un enjeu crucial pour sa stabilité économique.







