Dans un monde où les infrastructures gazières sont devenues stratégiques, les gazoducs sont souvent au cœur des tensions géopolitiques. Récemment, le président russe Vladimir Poutine a rencontré son homologue chinois Xi Jinping à Pékin, mais n’a pas réussi à finaliser le projet crucial du gazoduc « Force de Sibérie 2 ». Ce projet, reliant les vastes réserves de gaz naturel sibérien à la Chine, représente une bouée de sauvetage pour la Russie après le retrait des marchés européens suite à l’invasion de l’Ukraine.
Des tensions géopolitiques en jeu
Évoquant le passé récent, la relation entre l'Europe et la Russie a été profondément affectée par les conflits liés aux gazoducs, tels que Nord Stream. Ces infrastructures, conçues pour renforcer l'interdépendance, sont désormais synonymes de rivalités croissantes. En février 2022, Berlin a suspendu l'autorisation de Nord Stream 2, et peu après, des explosions sous-marines ont endommagé les deux pipelines, marquant un tournant dans la coopération énergétique russo-européenne.
Les conflits aux Balkans : un exemple fort
La situation sur le Balkan Stream en Serbie illustre encore les défis contemporains. Le 5 avril 2026, des explosifs ont été découverts près du gazoduc reliant la Russie à la Serbie, un pays dépendant de son approvisionnement gaziers russes, souvent à des prix avantageux par rapport au marché européen. L'absence de sanctions contre la Russie a permis à la Serbie de naviguer dans cette complexité diplomatique sans précédent.
Une nouvelle ère pour l'énergie européenne
Avec la guerre en Ukraine, le gazoduc Transmed est devenu crucial pour l’approvisionnement énergétique des Européens, notamment après que l'Algérie est devenue le principal fournisseur de gaz pour l'Italie. Toutefois, la situation reste fragile : le transit du gaz à travers la Tunisie est un point de tension, plusieurs parties appelant à une révision des accords en place.
En Amérique du Nord, le dilemme est tout autre. Les préoccupations environnementales et les droits des peuples autochtones, mises en avant lors des constructions de gazoducs comme le Coastal GasLink au Canada, ont conduit à des mobilisations sociales. Aux États-Unis, la pression juridique a entraîné l'abandon de plusieurs projets comme l'Atlantic Coast Pipeline.







