Ce mois-ci, un cheminot de la SNCB a été licencié après plus de trois décennies de service, un cas qui a suscité l'indignation au sein de l'entreprise. Selon Bruxelles Today, cet employé a été dénoncé par ses collègues pour avoir prétendu utiliser son vélo pour se rendre au travail alors qu'il utilisait en réalité sa voiture.
Alertée par ces accusations, la SNCB a mené une enquête interne qui a révélé que l'homme avait indûment perçu une indemnité kilométrique destineés aux cyclistes sur un total de 69 trajets. Pour ces jours-là, le cheminot avait en effet utilisé son badge pour accéder à des parkings réservés au personnel à Louvain et Aarschot. Un acte considéré comme une violation des règles de l'entreprise.
Une situation jugée inacceptable
La direction de la SNCB a qualifié cette conduite de « faute professionnelle », rompant ainsi la relation de confiance établie au fil des ans avec l'employé. En dépit d'une carrière de 33 ans, le cheminot a perdu son emploi, illustrant la ligne dure de l'entreprise en matière d'honnêteté et d'intégrité.
Il a depuis fait appel devant le Conseil d'État, mais sa tentative a été vaine. Il a tenté de se défendre en affirmant ne pas avoir touché plus de 130 euros d'indemnités, une somme jugée dérisoire par les responsables de la SNCB, qui ont pris en compte la gravité de la situation. Pour l'expert en ressources humaines Jean Dupont, l'affaire soulève des questions sur la manière dont les employés peuvent naviguer dans les exigences de transparence imposées par leur employeur dans un contexte où la confiance est primordiale.







