Deux semaines après avoir dénoncé une maternité collective dans le Morbihan, L214 a récemment braqué ses projecteurs sur un élevage porcin situé à Lannilis, dans le Finistère. Cette exploitation, qui fournit la coopérative Evel’Up, acteur majeur dans l'industrie porcine, a vu son activité suspendue par la préfecture en raison de graves manquements.
Dans son enquête, L214 présente des preuves accablantes : des images terrifiantes dévoilent un environnement « totalement insalubre », avec des cadavres en décomposition, des animaux malades et blessés, ainsi que des infrastructures vétustes et non conformes. Sébastien Arsac, directeur des enquêtes pour L214, a qualifié l'élevage de « théâtre d’horreurs quotidiennes », illustrant la souffrance des animaux inquiète bien plus que les seules réglementations.
À la suite de ces révélations, les autorités n'ont pas tardé à réagir. La Direction départementale de la protection des populations (DDPP) a effectué un contrôle inopiné, conduisant à la suspension d'activité de l'élevage. Une procédure pénale a également été lancée, témoignant de la gravité de la situation. Le parquet de Brest a été saisi d'urgence.
La coopérative Evel’Up, en tant que responsable de l'approvisionnement, ne peut ignorer les réalités de cet élevage. Des experts exhortent à une prise de conscience de l’industrie pour qu’elle prenne des mesures concrètes pour éviter ces dérives. Les services vétérinaires, également pointés du doigt, ont la lourde responsabilité d’assurer le bien-être animal.
Avec ces nouvelles révélations, le débat autour des pratiques d'élevage intensif en France prend de l'ampleur. Il est urgent que des actions soient entreprises pour protéger les animaux et garantir des conditions dignes. Le silence de la coopérative et du parquet face à ces accusations laisse présager des journées difficiles à venir pour l'ensemble de l'industrie porcine.







