Depuis fin février, les Émirats arabes unis ont été la cible de frappes iraniennes de plus en plus fréquentes, culminant avec une nouvelle série d'attaques ce lundi. Le ministère des Affaires étrangères des Émirats a exprimé son inquiétude face à "une escalade dangereuse", tout en affirmant son droit à la riposte.
Depuis le déclenchement du conflit le 28 février, les Émirats sont devenus une cible de choix, dépassant même Israël en termes de frappes. Ce lundi, la défense aérienne a intercepté 15 missiles, tandis que des drones ont causé un incendie sur un site pétrolier, blessant trois personnes. Selon les statistiques fournies par le ministère de la Défense émirati, ce sont près de 550 missiles balistiques, 29 missiles de croisière et plus de 2 200 drones qui ont été utilisés dans ces attaques.
Malgré les déclarations de la télévision d'État iranienne affirmant que l'Iran "n'avait aucun projet de cibler les Émirats", le pays réprouve le rapprochement des Émirats avec Israël, qui a considérablement renforcé ses liens diplomatiques et économiques avec l'État hébreu. Ce renforcement des échanges se traduit également par une coopération militaire accrue dans le cadre de l'Alliance stratégique, qu'illustrent les récentes déclarations de responsables émiratis suite aux attaques du Hamas le 7 octobre 2023 et le soutien au gouvernement yéménite contre les Houthis, alliés de l'Iran.
Des partenariats économiques, sécuritaires et militaires avec Israël
Les accords d'Abraham signés en 2020 à Washington ont marqué une étape importante dans la normalisation des relations entre les Émirats et Israël, un processus qui a rapidement évolué vers une profonde collaboration. Ce partenariat a permis non seulement l'établissement d'échanges économiques mais également de coopérations militaires substantiellement renforcées.
Les Émirats arabes unis ont clairement indiqué leur position face aux récentes tensions, réaffirmant que ce changement stratégique s'accompagne d'une vigilance accrue face à la menace iranienne. En effet, des experts pointent que cette situation, si elle n'est pas maîtrisée, pourrait conduire à un conflit plus large dans la région. Comme le souligne le quotidien Le Monde, "la dynamique des alliances au Moyen-Orient est en pleine mutation, avec des implications susceptibles de redessiner la carte géopolitique de la région".







