Cette semaine, France Inter a révélé des incidents troublants survenus lors du banquet du Canon français, un événement tenu à Caen à la mi-avril. Le député Arthur Delaporte a immédiatement agi en signalant ces faits auprès du procureur de la République de Caen.
Les allégations sont d'une gravité alarmante, avertit le député socialiste. Dans un message publié sur Instagram le 4 mai, il souligne qu'il a pris cette décision après avoir pris connaissance des nouveaux témoignages concernant des propos racistes et des gestes évoquant des saluts nazis. Cet événement, aussi appelé le « banquet normand », s'est déroulé le 18 avril dernier à Caen dans le département du Calvados.
France Inter a diffusé un reportage vidéo où un journaliste, équipé d'un micro caché, témoigne avoir été témoin de comportements racistes et de gestes rappelant des saluts nazis au sein du banquet. En réaction, Géraud du Fayet de la Tour, cofondateur du Canon français, a déclaré ne pas avoir aperçu de telles actions, tout en condamnant le racisme.
« Que les personnes puissent être condamnées »
Dans sa communication au procureur, Arthur Delaporte a partagé également une vidéo explicative. Il confie qu'il avait déjà été alerté par certains éléments évoqués dans la presse. En tant que parlementaire, il se sent responsable et se doit d'informer les autorités judiciaires afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire.
Le député insiste sur le fait que, si ces accusations s'avèrent véridiques, elles pourraient constituer des infractions pénales graves. Ces actes pourraient être qualifiés d'apologie de crimes contre l'humanité ou de provocation à la haine et à la violence, ainsi que d'injures à caractère raciste, selon ses déclarations.
La députée LFI du Calvados, Emma Fourreau, a également pris position sur la question dans les jours précédents. En réponse aux débordements au banquet de Caen, Isabelle Assih, maire de Quimper, a décidé de suspendre un événement similaire qui devait se tenir le 5 décembre au parc des expositions, pour éviter des troubles à l'ordre public.







