Un tribunal de Siegen, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, a prononcé lundi une peine de cinq ans de prison contre une mère pour avoir enfermé sa fille dans la maison de ses grands-parents. Ces derniers, complices de la séquestration, ont reçu des peines avec sursis.
La mère a été reconnue coupable de séquestration, soustraction de mineur et mauvais traitements. Selon un porte-parole du tribunal, l'enfant a été totalement privée de scolarisation et de soins médicaux jusqu'à sa libération en septembre 2022, ce qui a engendré des troubles de développement liés à son isolement prolongé.
L'accusation a établi que la mère a menti en affirmant qu'elle avait déménagé en Italie avec sa fille, alors qu'en réalité, elle l'a cachée depuis juillet 2015 dans la maison de ses parents à Attendorn. Ces derniers ont même aidé à répandre la fausse narrative selon laquelle l'enfant se trouvait à l'étranger.
"La famille de la fillette était intégrée dans la communauté", a constaté une habitante de la région au micro de l'ARD, estimant qu'il est difficile à croire que personne n'ait remarqué ce qui se passait. Ce sentiment a été souligné par d'autres personnes interrogées, qui ont qualifié cette situation de tragique.
D'après les rapports, la mère a tenté de mettre fin à ses jours au début du procès, qui a connu de nombreux retards. Cette affaire souligne des questions plus larges sur la surveillance des enfants et les responsabilités familiales, qui, selon les experts, méritent une attention accrue.







