Le 2 mai, jour de ses 50 ans, Itamar Ben Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale, a suscité la controverse en présentant un gâteau décoré d'un nœud coulant lors de sa fête d'anniversaire. La scène a choqué de nombreux observateurs en Israël, d'autant plus que ce symbole macabre est celui qu'il arbore régulièrement en tant que fervent défenseur de la peine de mort pour les Palestiniens.
La vidéo de cette célébration, publiée sur les réseaux sociaux, montre son épouse, Ayala, apportant le gâteau avec l'inscription "Mazel tov au ministre Ben Gvir, parfois les rêves deviennent réalité". Cela a ravivé les critiques envers le ministre, qui a été propulsé sur le devant de la scène politique israélienne après l'adoption récente d'une loi autorisant la peine capitale pour les Palestiniens reconnus coupables de terrorisme devant les tribunaux militaires.
Un symbole devenu polémique
Ce contexte légal, présenté comme une mesure de sécurité, a été dénoncé par des organisations des droits de l'homme, qui affirment qu'il pourrait mener à des exécutions arbitraires. Le fait que Ben Gvir arbore le nœud coulant depuis décembre en tant que symbole de son engagement en faveur de la peine de mort a aggravé les accusations de glorification de la violence.
Le ministre a justifié ses actions en expliquant que cette peine n'est pas simplement symbolique, précisant qu'il soutient également d'autres méthodes d'exécution. Selon des experts tels que David Horovitz, ancien rédacteur en chef du *Times of Israel*, « cette exposition flagrante de violence comme un acte de célébration est symptomatic d'un climat politique troublé en Israël ».
Les implications politiques de ses choix
La soirée d'anniversaire a également été marquée par la présence de responsables de la police israélienne, ce qui soulève des questions sur la neutralité politique des forces de l'ordre. L'ancien Premier ministre Naftali Bennett a exprimé son inquiétude face à cette dérive, soulignant que la séparation des pouvoirs est en jeu.
En avril, la Cour suprême israélienne a dû intervenir pour limiter l'influence de Ben Gvir sur les nominations au sein de la police. Ce dernier a toutefois affirmé qu'il continuerait à choisir des personnes alignées avec sa politique. Cela démontre une lutte de pouvoir et souligne l'impact que les personnalités politiques peuvent avoir sur les institutions en Israël.
Alors que le débat se poursuit, les symboles que Ben Gvir choisit de mettre en avant ne font qu'opacifier le climat déjà tendu dans le pays. Pour des milliers d'Israéliens et de Palestiniens, ces événements rappellent une époque où la violence et la peur dictent les relations entre les communautés.







