Les méthodes des trafiquants de drogue ne cessent d'étonner. Un voyageur colombien a été appréhendé à l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle à son retour de Punta Cana, en République dominicaine, portant avec lui 1,2 kg de cocaïne habilement dissimulés à l'intérieur de ses chaussons. En comparution immédiate à Bobigny, il a été condamné le 29 avril à un an de prison ferme, accompagnée d'une incarcération immédiate et d'une interdiction de territoire français pour une durée de dix ans, d'après les informations révélées par le parquet ce 4 mai.
Le procureur de la République de Bobigny, Éric Mathais, a commenté cette affaire sur le réseau social X, partageant une image des chaussons incriminés. "Ne prenez pas le risque !", a-t-il averti, soulignant l'engagement de la justice à lutter contre l'importation de stupéfiants à Roissy.
Des chaussons offerts par un ami
Lors de son interrogatoire, le voyageur a fait valoir qu'il s'agissait de son premier voyage en France, et que les chaussons lui avaient été offerts par un ami. Des éléments rapportés par les autorités montrent qu'il avait probablement sous-estimé les conséquences de transporter de telles marchandises.
Ce cas s'inscrit dans une tendance inquiétante en France, où les saisies de cocaïne augmentent de manière significative. Selon les statistiques publiées par des agences de sécurité, les autorités françaises ont intercepté 84 tonnes de drogues en 2025, comparativement à 53 tonnes en 2024, affichant une hausse de 58 %.
Cette affaire fait écho aux commentaires d'experts en sécurité qui soulignent que les réseaux de narcotrafic s'adaptent sans cesse aux nouvelles mesures de contrôle. En effet, les techniques de dissimulation se diversifient, tant pour l'acheminement que pour la distribution des substances illicites. Face à ces enjeux, la coopération internationale est cruciale, notent les analystes.







