Le roi Charles III a offert une prestation mémorable lors de sa récente visite aux États-Unis, ponctuée d'anecdotes historiques savoureuses et d'un humour à l'anglaise, visant à raffermir une relation anglo-américaine quelque peu ébranlée.
Invité à s'adresser au Congrès et à la Maison-Blanche, Charles a rivalisé de verve avec l'ancien président Donald Trump, se livrant à une série de plaisanteries tout en évoquant le 250e anniversaire des États-Unis. En effet, le souverain a souligné avec espièglerie : «Les Pères fondateurs étaient des rebelles courageux... Il y a 250 ans... C’est-à-dire hier, comme on dit au Royaume-Uni», une phrase qui a suscité des sourires dans l'assemblée.[source: Le Figaro]
Cette «offensive de charme», selon une analyse de la BBC, visait à apaiser les tensions entre les deux nations, notamment en réaction à certaines déclarations de Trump. En effet, dans une réponse cinglante à une remarque du magnat selon laquelle, sans l'aide américaine pendant la Seconde Guerre mondiale, les Européens parleraient allemand, Charles a répliqué : «Oserais-je dire que sans nous, vous parleriez français», une référence historique à l'influence britannique sur l'Amérique du Nord au XVIIIe siècle.
La touche littéraire n’a pas manqué, le roi faisant appel à l'ironie d'Oscar Wilde pour souligner la distinction entre l’anglais britannique et américain : «Nous avons vraiment tout en commun avec l’Amérique, sauf la langue.»
À la Maison-Blanche, il n’a pas hésité à évoquer l’opération de la Boston Tea Party, ce qui témoigne de son sens aigu de l’histoire. «Merci pour ce splendide dîner, qui représente une amélioration par rapport à la Boston Tea Party», a-t-il taquiné, rappelant ainsi cet événement d'une révolte qui a construit l'identité américaine.[source: Le Figaro]
Charles III, qui est un habitué des États-Unis, a également partagé des souvenirs de sa mère, la défunte reine Elizabeth II, en rappelant les «treize présidents» qu'elle a côtoyés, avec un clin d'œil humoristique. Son invocation de l'humour a été saluée comme un moyen efficace de détendre l'atmosphère et de reconquérir les cœurs américains.
En somme, cette visite, bien plus qu'un simple acte protocolaire, illustre les efforts du roi pour renforcer les liens entre deux nations aux histoires entrelacées. Charles III a prouvé qu'avec un peu d'humour et de tact, le passé peut être un pont vers un avenir commun.







