Chaque année, le 1er mai, les Français se dirigent vers les marchés pour acheter du muguet, symbole de chance et de bonheur. Avec près de 25 millions d’euros dépensés, ce jour est devenu une tradition ancrée au cœur des célébrations printanières. Si les fleuristes en tirent une part, près de 69 % des ventes sont réalisées par des particuliers et des bénévoles.
Cependant, bien que la vente de muguet soit tolérée le 1er mai sans autorisation, elle est soumise à des règles strictes. Chaque commune a la possibilité d'établir ses propres règlements municipaux. Avant de vous lancer dans cette activité, voici huit règles cruciales à respecter pour éviter une amende salée.
1. Vente autorisée uniquement le 1er mai
La première règle à retenir est claire : la vente de muguet cueilli est exclusivement permise le 1er mai. Toute vente réalisée en dehors de cette date, que ce soit un jour avant ou après, est illégale.
2. Origine du muguet
La loi stipule que la vente est autorisée uniquement pour le muguet sauvage cueilli en forêt. Les cueillettes à des fins commerciales sont prohibées, et la vente de plants cultivés à domicile ou achetés chez des commerçants est strictement interdite.
3. Restrictions sur les bouquets
- Ne pas mélanger le muguet avec d'autres fleurs ou plantes.
- Vendre des quantités modestes plutôt que des gros bouquets, conciliant ainsi les limitations imposées par l'Office National des Forêts (ONF), qui autorise un ramassage de 10 à 15 tiges par personne.
Amende en cas de non-respect
En cas de non-respect des règles, le vendeur s'expose à une amende pouvant atteindre 300 €, qui pourrait être minorée à 250 € ou majorée à 600 €. Si le paiement n'est pas effectué dans les 45 jours, des sanctions supplémentaires allant jusqu'à 3 750 € et une éventuelle peine de six mois d'emprisonnement peuvent être appliquées. En cas d'infraction, les forces de l’ordre peuvent également confisquer le muguet.







