Au Royaume-Uni, les autorités s'alarment face à une série de rassemblements initiés par les jeunes sur les réseaux sociaux, un phénomène nommé "Link Up". Si certains rassemblements sont festifs, d'autres, en revanche, entraînent des scènes de violence, des pillages et des confrontations avec les forces de l'ordre.
Des clameurs et des sirènes de police retentissent dans une rue commerçante du sud de Londres, complètement envahie par des centaines d'adolescents. Ce désordre, qui a frappé plusieurs villes britanniques telles que Birmingham, Milton Keynes et Brighton, a été observé en quelques jours seulement. Les rassemblements s'organisent principalement sur les réseaux sociaux, où les jeunes s'invitent à se retrouver. "Ils annoncent un lieu et une date, et incitent à amener des produits illicites," témoigne un adolescent de la capitale.
Indignation de la sphère politique
Un gérant d'un snack dans un quartier londonien a récemment été témoin direct d'un de ces rassemblements. "Entre 70 et 80 jeunes ont envahi mon établissement, créant une atmosphère agressive," raconte Sheikh Awais. Des supermarchés et d'autres commerces ont également été saccagés, tandis que la police tentait d'éprouver son autorité en dispersant les foules.
Une employée d'un magasin, visiblement perplexe, confie : "Je ne comprends pas pourquoi ils saccagent. J'ai peur de travailler ici, j'ai besoin de me sentir en sécurité." Cette inquiétude est partagée par plusieurs passants. "C'est déplorable de voir des jeunes perdre leur temps de cette manière. Cela reflète une culture née des réseaux sociaux," affirme l'un d'eux.
Ce phénomène a provoqué une vague de colère sur la scène politique, comme le souligne la correspondante d'France Télévisions, Odile Longueval. Même des figures comme Nigel Farage, leader d'extrême droite, exploitent ces événements pour soutenir leur thèse sur la désintégration de la société britannique.







