Le groupe islamiste pro-iranien Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya (HAYI) est suspecté d'être à l'origine d'une explosion survenue aux Pays-Bas, tout en étant lié à un attentat déjoué à Paris.
Le 3 avril dernier, une explosion a retenti devant les locaux de l'association chrétienne pro-israélienne Chrétiens pour Israël à Nijkerk, aux Pays-Bas. Aucune victime n'est à déplorer, mais l'incident soulève de vives inquiétudes dans un climat déjà tendu.
Les autorités néerlandaises ont lancé une enquête pour déterminer les circonstances exactes de cette explosion, qui s'inscrit dans une série d'attaques récentes ciblant principalement des institutions juives en Belgique et aux Pays-Bas. "Une personne habillée en noir aurait placé un engin explosif", a indiqué la police dans un communiqué, en sollicitant les témoignages du public.
Dans un communiqué, l'association Chrétiens pour Israël a exprimé son choc, rappelant que "les dégâts sont limités mais l'impact est profond, surtout à l'approche de la célébration de Pâques, un moment crucial pour les Chrétiens".
Un groupe islamiste réel ?
Le groupe responsable de cette attaque pourrait être Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya, qui a déjà revendiqué des attaques similaires. Selon le SITE Intelligence Group, cette organisation aurait des liens avec l'Iran et aurait aussi mené des actions terroristes en dehors des Pays-Bas et de la Belgique.
En effet, HAYI est également suspecté d'être associé à un attentat déjoué contre la Bank of America à Paris la semaine dernière. Quatre personnes ont été arrêtées alors qu'elles prévoyaient de déposer des explosifs devant le bâtiment parisien. Toutefois, le lien entre HAYI et ce complot n'est pas formellement prouvé pour le moment.
Une vidéo postée par le groupe après l'explosion n'a pas montré la scène elle-même, mais elle contenait des images de la cible de l'attaque ainsi qu'une menace à l'encontre des partisans d'Israël, ce qui a soulevé des doutes quant à l'existence réelle du groupe. Les experts s'interrogent en effet sur la possibilité qu'il ne s'agisse que d'un écran de fumée pour dissimuler des activités des services de renseignement iraniens.
Avec AFP
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