Alors que le conflit au Moyen-Orient perdure et que le détroit d'Ormuz reste bloqué, les pénuries de carburant s'intensifient dans les stations-service françaises. D'après les données consultées sur penurie-carburant.fr, 16 % des stations connaissent des ruptures de gazole, 28 % sont à court de SP98, et jusqu'à 70 % pour le SP95, une situation accentuée par le week-end de Pâques.
Bien que le prix moyen des carburants en France se maintienne autour de 2,30 € le litre, des disparités notables entre les opérateurs persistent. En effet, selon des sources de l'industrie, le tarif peut varier entre 2 et 2,70 € en fonction du distributeur, illustrant les défis que rencontrent les consommateurs.
Mesures de soutien gouvernementales
Face à cette crise, le ministère de l’Économie a dévoilé, vendredi soir, le lancement d’un « Prêt Flash Carburant » grâce à Bpifrance. Ce dispositif vise à alléger les difficultés financières des très petites et moyennes entreprises, particulièrement celles dans les secteurs du transport, de l’agriculture, et de la pêche, pour qui les frais de carburant représentent un point critique de leur activité.
À l'échelle européenne, les ministres des Finances de plusieurs pays, dont l'Espagne, l'Italie et l'Allemagne, plaident pour la réactivation d'un mécanisme de solidarité au niveau de l'Union européenne. Ils jugent nécessaire d'instaurer une taxe coordonnée sur les superprofits des entreprises énergétiques, afin de financer des aides aux consommateurs, tout en évitant d'alourdir les déficits nationaux.
En effet, cette proposition rappelle l'initiative de 2022, où l'UE avait mis en place une contribution de 33 % sur les bénéfices excédentaires des compagnies pétrolières. Toutefois, cette fois, les demandes incluent également la prise en compte des profits réalisés à l'étranger. La France, pour sa part, n’a pas rejoint cet appel.







