Une action judiciaire a été lancée suite à la diffusion inappropriée d'appels d'urgence relatifs à l'incendie dévastateur d'un bar à Crans-Montana, en Suisse. Les services de secours du canton du Valais sont montés au créneau pour dénoncer la divulgation non consentie des appels, parmi lesquels figurent des enregistrements ne se rapportant pas directement aux événements du drame.
Le journal suisse SonntagsZeitung a révélé que la plainte a été déposée pour violation du secret professionnel, de la loi sur la protection des données et d'autres bases légales. L'Organisation Cantonale Valaisanne des Secours (OCVS) a indiqué avoir écrit au parquet pour signaler ces actes. "Nous avons déposé une plainte pénale contre X", a-t-elle communiqué à l'AFP, précisant qu’elle ne ferait pas d’autres commentaires tant que l’enquête est en cours.
Des appels sans lien avec le drame
Selon SonntagsZeitung, l’OCVS critique le fait que les fichiers audio des appels, y compris ceux ne relationnant pas à l'incendie, n'aient pas été correctement filtrés avant leur remise aux avocats. Ces enregistrements ont été relayés par plusieurs médias, y compris en France, soulevant des préoccupations éthiques majeures.
Ce nouvel épisode arrive alors que les auditions devant le parquet reprennent la semaine prochaine. L'audition de Jacques Moretti, copropriétaire du bar en proie aux flammes, était initialement prévue pour le 7 avril, mais a été reportée. Les avocats de Moretti ont soumis des certificats médicaux, entraînant ce recul dans le calendrier judiciaire.
Une enquête pénale en cours
Jacques Moretti, un ressortissant français et copropriétaire du bar le Constellation, est au cœur de l'enquête lancée à la suite de ce tragique incendie survenu lors de la nuit de la Saint-Sylvestre, causant 41 morts et 115 blessés, parmi lesquels de nombreux étrangers. Les gérants du bar ont été entendus à plusieurs reprises depuis le démarrage des investigations, et Moretti a été placé en détention provisoire au début de l'année, avant d'être libéré après le paiement d'une caution de 200 000 francs suisses.
À l'heure actuelle, une enquête approfondie tente d’élucider les circonstances de cet incendie. Les autorités examinent les conditions de sécurité du bar, surtout après que la commune ait reconnu qu’aucun contrôle incendie n’avait été effectué depuis 2019, alors qu’ils sont obligatoires chaque année. En plus de la couple Moretti, sept autres individus font l'objet d'une investigation par le parquet.







