Condamné pour des actes de violence, « exhibition sexuelle » et « menaces de mort », un homme a été inscrit au fichier national des empreintes génétiques (FNAEG). Récemment, les enquêteurs ont trouvé que son ADN correspondait à celui de deux affaires d'agression sexuelle survenues en 2018 et 2024 à Rezé, près de Nantes.
Ces affaires restaient non élucidées depuis des années, jusqu'à ce qu'un lien inattendu soit découvert. Un ADN, précédemment inconnu, a été identifié grâce à un dossier qui semblait anodin. Selon les informations relayées par Le Parisien, cet ADN a été enregistré dans deux affaires d'agression sexuelle à Rezé.
Son ADN enregistré
Retour en décembre dernier : un couvreur âgé d'une quarantaine d'années se retrouve devant le tribunal correctionnel de Nantes. En juillet 2025, il avait rencontré une femme via un site de rencontres pour une promenade près de l'Erdre. Toutefois, lors de cette sortie, l'homme a tenté d'imposer une relation sexuelle à l'assistante maternelle, qui a refusé.
Face à son refus, il a réagi violemment : il l'a menacée avec un couteau et a pratiqué des actes d'exhibitionnisme. Après cette condamnation à dix-huit mois de prison avec sursis pour ses actions, son inscription au FNAEG a été effectuée.
Même lieu, même horaire
Dès lors, la situation a pris un tournant inattendu. En janvier, les analyses ont révélé que l'ADN de cet homme était présent dans deux affaires non résolues. La première remonte au 23 mars 2018 : une joggeuse sur les berges de la Sèvre a été attaquée, mais grâce à ses connaissances en arts martiaux, elle a réussi à repousser son agresseur et à blesser son bras. Les enquêteurs avaient prélevé un ADN, mais cela n'avait conduit à aucune piste.
En 2024, une autre victime a subi une agression similaire, mais cette fois, elle a été violée. Là encore, l'ADN retrouvé n'avait donné aucune correspondance. Les détails, tel que mentionné par Ouest-France, montrent un schéma récurrent : des agressions à chaque fois à proximité du même lieu et à des moments similaires.
L'homme nie les faits
En début d’année 2026, l’ADN de cet homme a été relié à ces deux agressions, ce qui a conduit à son interpellation le 3 février. En garde à vue, il a catégoriquement nié être impliqué dans les incidents de Rezé, affirmant ne jamais avoir rencontré les victimes.
Toutefois, l'ADN retrouvée a parlé. Le 10 février, il a été mis en examen pour « viol » et « tentative de viol » et placé en détention provisoire. L’enquête du parquet de Nantes se poursuit pour déterminer s'il pourrait y avoir d'autres victimes, et les enquêteurs espèrent que cette affaire permettra de mettre fin au calvaire de personnes encore dans l'ombre.







