Ce mardi 10 février à Périgueux, le tribunal correctionnel a jugé deux hommes, âgés de 47 et 35 ans, pour séquestration et tentative d'extorsion. La nuit de violences a eu lieu à Tocane-Saint-Apre, où la victime, sous curatelle, a subi des agressions pendant que les prévenus tentaient de récupérer une dette liée à des produits stupéfiants.
Les deux accusés affirment que la soirée avait commencé de manière amicale. Selon Joe Sanco, le plus jeune, "le jeune homme est venu chez moi pour m'acheter 2 grammes de cocaïne. Je lui ai proposé une bière pour m'excuser de mon retard." Cependant, cette convivialité a rapidement cédé la place à des tensions lorsqu'il est devenu évident que la victime ne pouvait pas régler sa dette.
Des menaces de violence
À leur domicile à Tocane, la situation a dégénéré lorsque la victime a indiqué qu'il ne pourrait payer qu'au lendemain. Cela a provoqué la colère de Messaoud-Kamel Chérifi, qui a déclaré : "Tu pars pas d'ici". Brandissant des sangles comme moyens de pression, les prévenus ont fait preuve d'intimidation. Joe Sanco, se vantant d’appartenir à un groupe de motards, a également affirmé qu'ils n'avaient peur de personne.
"Tu vas voir ce que ça fait d’être étranglé"
Les prévenus ont reconnu avoir donné des gifles, mais ont évité de se déclarer coupables de la séquestration. Le procureur de la République de Périgueux, Jacques-Édouard Andrault, a rappelé que retenir une personne contre son gré constitue un délit de séquestration, même sans violence explicite.
Le tribunal a entendu le témoignage de la partie civile, qui décrit la victime comme l'otage idéale, mentionnant la dette de milliers d'euros de Joe Sanco. Les avocats de la défense ont tenté de montrer des incohérences dans le dossier, mais la gravité des charges a conduit le tribunal à un verdict sévère.
Des peines sévères
En fin de compte, Messaoud-Kamel Chérifi écope de deux ans de prison ferme, avec révocation de ses huit mois de sursis, tandis que son complice reçoit une peine de trois ans, dont deux assortis de sursis probatoire. Cette affaire a non seulement choqué la communauté de Périgueux, mais a également relancé le débat sur la violence associée aux trafics de stupéfiants en France, comme le souligne Le Monde.







