La cour d'appel d’Aix-en-Provence a prononcé une peine de six mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité à l’encontre de Stéphane Ravier. Cette décision fait suite à des accusations de prise illégale d’intérêts, stipulant que l'élu d'extrême droite aurait favorisé l'embauche de son fils lorsqu'il était maire de secteur à Marseille.
Lors de l'audience, la cour a confirmé que Ravier avait joué un rôle dans le recrutement de son fils à travers dix contrats à durée déterminée sur environ trois ans et demi, avant que celui-ci n’obtienne le statut de fonctionnaire stagiaire. Le Monde souligne qu’une telle gestion des ressources humaines soulève d’importantes questions éthiques.
Son avocat a d’ores et déjà annoncé un pourvoi en cassation, ne manquant pas de faire valoir les irrégularités de la procédure.
Un autre procès à Marseille
Parallèlement, Ravier fait face à un nouveau procès à Marseille. Les accusations concernent des faits de favoritisme qui se seraient produits entre septembre 2016 et juin 2017. À cette époque, il occupait le poste de maire du 7e secteur de la ville, une fonction qu'il a gagnée lors des élections municipales de 2014.
Selon le parquet, le sénateur est suspecté d'avoir partagé un marché de rénovation du site internet de la mairie entre deux sociétés, avec une intention sous-jacente de contourner les règles de mise en concurrence, en le fractionnant pour ne pas dépasser le seuil de 25.000 euros, comme l'indique France Info.
Le procureur a requis six mois de prison avec sursis, une amende de 5.000 euros, ainsi que trois ans d'inéligibilité pour Ravier et sa nièce Sandrine d'Angio, qui a pris la relève de son oncle en tant que maire.
Stéphane Ravier, qui avait quitté le Rassemblement national pour soutenir Éric Zemmour aux dernières élections présidentielles, semble avoir du mal à se maintenir politiquement. Alors qu'il soutient la candidature du député RN Franck Allisio pour les élections municipales de 2026, sa carrière est aujourd'hui marquée par ces affaires judiciaires qui questionnent la légitimité de son action publique.







