Le mercredi 14 janvier 2026, le conseil de prud’hommes de Guingamp (Côtes-d’Armor) a ouvert une nouvelle année avec sa traditionnelle audience solennelle. L'événement a été marqué par un changement à la tête de l'institution, où Florence Blumental, présidente sortante, a échangé son poste avec sa vice-présidente, Sylvie Jéhanno. Cette passation rappelle la dynamique de coopération entre les deux collèges, salarié et employeur, instaurée l’année précédente.
Lors de cette audience, un bilan encourageant a été dressé sur l'activité du conseil. La vice-présidente, Florence Blumental, a souligné l’activité soutenue
qui a marqué l'année écoulée. Selon des chiffres récemment publiés par le ministère de la Justice, le conseil de prud'hommes a enregistré une hausse de 15% des affaires traitées, reflet d'une volonté croissante des salariés de faire entendre leurs droits.
Les avocats et experts en droit social, tels que Maître Pauline Durand, notent que cette tendance pourrait s'expliquer par une meilleure sensibilisation des employés aux questions juridiques se rapportant à leur travail. Les salariés prennent davantage conscience de leur pouvoir juridique et n'hésitent plus à se battre pour leur dignité et leurs droits au travail
, explique-t-elle.
De plus, la pandémie de COVID-19 semble avoir eu un impact durable sur le marché du travail, donnant lieu à des conflits croissants. Les licenciements économiques et les questions liées au télétravail ont été au cœur de nombreux litiges. Les syndicats, de leur côté, ont intensifié leurs efforts pour soutenir les employés dans leurs démarches juridiques, ce qui a également contribué à cette montée en puissance des audiences.
En somme, derrière chaque dossier traité au conseil de prud’hommes de Guingamp se cache une vie, une histoire. Les statistiques sont parlantes : en 2025, plus de 600 affaires ont été portées devant cette institution, chiffre qui devrait continuer d’augmenter. Le conseil de prud’hommes se pose donc comme un élément central dans le paysage judiciaire français, offrant un espace pour la justice sociale et le dialogue entre employeurs et employés.
Comme l’exprime l’experte en matière de droit du travail, professeur Anne-Marie Lemoine, les prud’hommes sont souvent perçus comme une porte de sortie pour ceux qui se sentent lésés par leur employeur. C'est un lieu où l'on rétablit la justice, une justice qui, dans les contextes actuels, est plus nécessaire que jamais.







